Choisir un conseiller financier

Choisir un conseiller financier

Par Ronald McKenzie

Crédit photo: iStockphoto.com

Plusieurs indices vous indiqueront si l’aide d’un professionnel est requise. Par exemple, vous avez commencé à planifier votre retraite. Savez-vous à quel âge vous serez financièrement capable de quitter votre emploi? Quels seront vos revenus? Lorsque vous transformerez votre REER, choisirez-vous un FERR ou une rente? Si vous ne pouvez pas répondre à l’une de ces questions, vous devriez consulter un conseiller financier. Vous profiterez de quatre avantages.

1. Il connaît le milieu de la finance. Un conseiller baigne littéralement dans les questions d’argent. Il s’informe jour après jour à ce sujet et rencontre de nombreux clients qui partagent les mêmes préoccupations que les vôtres.
2. Il dédramatise la situation. En effet, un œil extérieur se penche sur vos affaires. Sa réaction sera beaucoup moins émotive que la vôtre quant à vos finances.
3. Il peut proposer un plan d’action. S’il est qualifié pour le faire, un conseiller élaborera un plan financier qui répondra à vos objectifs.
4. Il s’occupe de vos affaires. Formulaires, contrats, états de compte, le conseiller met de l’ordre là-dedans. Il vous guidera également dans le labyrinthe des produits financiers.

Les divers professionnels

Une foule de professionnels œuvrent au sein de l’industrie des services financiers. Voici les principales appellations qui ornent leurs cartes de visite.

  • Planificateur financier (pl.fin.). Pour pouvoir porter ce titre, la personne doit détenir un diplôme de l’Institut québécois de planification financière (IQPF). Elle peut élaborer avec vous des stratégies financières, mais elle ne peut pas vous vendre de produits si elle n’est pas titulaire, en plus, de l’un des titres suivants.
  • Représentant en épargne collective. Ce professionnel a réussi un cours spécialisé qui l’autorise à vendre des fonds communs de placement.
  • Conseiller en sécurité financière. La personne qui détient ce titre peut vendre de l’assurance vie, de l’assurance invalidité et de l’assurance de soins de longue durée. Elle peut également proposer des «fonds distincts», qui sont des fonds communs assortis de diverses garanties.
  • Conseiller en placement. Seul ce spécialiste peut vendre des actions et des obligations négociables. Il peut également faire le commerce des fonds communs de placement. Au préalable, il doit avoir suivi et réussi le cours sur le commerce des valeurs mobilières.


Sur une carte de visite, si vous lisez «Pierre-Jean Jacques, pl.fin., conseiller en sécurité financière», cela signifie que ce monsieur est diplômé de l’IQPF et qu’il a suivi une formation spécialisée en assurance de personnes. Il peut donc dresser votre plan financier et vous offrir une assurance vie et des fonds distincts, par exemple. Notez que pour avoir le droit de vendre quelque produit financier que ce soit, une personne doit être dûment inscrite auprès de l’Autorité des marchés financiers, qui est l’organisme de réglementation et d’encadrement de cette industrie au Québec. Toutefois, cette restriction ne s’applique pas aux personnes qui vendent des CPG, des obligations d’épargne et des actions de fonds de travailleurs, comme le Fonds de solidarité FTQ.

Dénicher la perle rare

Dénicher la perle rare

Maintenant, comment dénicher la perle rare? Si vous êtes vraiment pris de court, vous pouvez consulter les Pages Jaunes à la rubrique «Finance-Planification-Conseillers» et prendre rendez-vous avec le professionnel le plus près de chez vous.Vous pouvez également demander des références à vos collègues de travail ou à vos parents et amis. Cependant, cette méthode a ses limites, car si votre beau-frère aime son représentant, peut-être en sera-t-il autrement avec vous.

Une façon efficace d’entrer en contact avec un conseiller financier est de vous adresser à votre institution bancaire. Depuis qu’elles ont mis le cap sur le service à la clientèle, la plupart des banques et des caisses populaires ont dans chaque succursale un ou des professionnels qui détiennent un titre de représentant en épargne collective ou de conseiller en sécurité financière. Dans bien des cas, un planificateur financier est sur place en permanence. Vous pouvez donc trouver en un seul endroit la plupart des services financiers usuels. Des lecteurs nous ont souligné leur frustration face au fait d’être servis par des professionnels en succursale. En effet, lorsque ceux-ci sont promus, on les affecte souvent dans un autre établissement. Vous perdez votre conseiller, votre dossier aboutit dans les mains de son successeur. Or, rien ne garantit que cette personne aura les mêmes qualités que l’autre. Il est très difficile de suivre le conseiller que vous aimiez tant, car, en tant que client, vous «appartenez» à l’institution financière, et non à ses employés.

Après cinq ans d’absence, les salons de l’épargne placement de Québec et de Montréal pourraient reprendre du service, nous a indiqué leur promoteur Serge Martin. «Cela dépendra des conditions du marché. Mais j’ai bon espoir de relancer l’événement au printemps de 2008.» Si le projet se concrétise, cela sera une excellente nouvelle. En effet, ces foires commerciales prévoient de nombreuses activités au cours desquelles vous pourrez juger des mérites d’un conseiller: conférences, ateliers, présentations animées, rencontres personnalisées sans obligation de votre part, etc. Non seulement les grandes institutions financières y sont représentées, mais également les cabinets indépendants. En une seule visite, vous avez l’occasion de magasiner le marché des services financiers au complet.

L’empathie d’abord

L’empathie d’abord

Pour commencer, un mot sur les compétences professionnelles. On l’a vu, les personnes qui vendent au public des produits et services financiers doivent détenir un ou des diplômes spécialisés. En outre, elles doivent s’astreindre à de la formation continue en participant chaque année à un minimum d’ateliers et de colloques sur des sujets imposés afin de parfaire leurs connaissances. Depuis une dizaine d’années, le gouvernement a les conseillers financiers à l’œil, de telle sorte qu’ils figurent parmi les professionnels les plus surveillés et encadrés au Québec. Pour chaque scandale Norbourg, on compte des milliers de personnes qui servent leurs clients avec la plus grande intégrité.

Le meilleur conseiller n’est pas celui qui offre les produits les plus payants. C’est celui qui sait écouter ses clients, identifier leurs craintes et partager leurs inquiétudes. Cela demande une forte dose d’empathie, et c’est la première qualité que vous devriez rechercher. Si le professionnel que vous rencontrez ne prend pas vos rêves au sérieux, vous devriez voir quelqu’un d’autre. Il y a une différence entre s’opposer à un projet et voir s’il est financièrement réalisable. Entre les deux, il est possible de trouver des solutions de compromis. Et c’est là leur rôle.

Mise à jour: juillet 2007

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