Chronique 4: Le quotidien…

Chronique 4: Le quotidien…

Par Lina et Raymond

La magie opère autrement quand vous achetez un voyage tout compris et qu’un garçon vous apporte une boisson bien fraîche sous votre palapa ou que vous êtres pris en charge pour visiter.

Notre virée au pays des latinos se vit d’une autre manière. Il faut assumer le quotidien et cela veut dire: assurer sa subsistance dans un pays qui nous est complètement inconnu. Commençons par le début. Vous avez faim? Il faut dénicher les épiceries regroupées sous différentes bannières qui offriront des produits frais et éviter ainsi le petit boui-boui qui ne vend que des chips et des conserves poussiéreuses; les marchés publics s’avèrent très sympathiques et colorés, mais il est préférable de s’approvisionner tôt le matin, car il n’y a pas les systèmes de réfrigération que nous connaissons. L’approvisionnement en eau devient un sujet de préoccupation constante. Au Mexique et en Amérique centrale, sauf peut-être au Panama, l’eau du robinet est impropre à la consommation et nous devons avoir recours au garafon d’eau purifiée de dix-neuf litres qui se vend environ un dollar. Vous faites des progrès en espagnol? Eh bien, votre garafon se transforme en bidon au Nicaragua! Les beaux fruits et légumes que vous avez achetés, vous ne pouvez les manger tout de suite ni croquer votre pomme en la frottant sur votre cuisse. Il faut les faire tremper dans un bassin d’eau contenant des gouttes d’iode, et ce, pendant dix minutes, donc patience! Les voilà désinfectés. Tout cela pour éviter les désagréments d’une turista.

C’est au tour du camion d’avoir soif. Au Mexique, inutile de comparer les prix. La compagnie Pemex a fixé son prix à 5,93 pesos, soit cinquante-trois sous le litre, d’un bout à l’autre du pays. Au Guatemala, au Salvador, au Honduras et au Panama, laissez les grandes pétrolières comme Shell, Texaco ou Total vous servir, et payez ainsi l’équivalent des prix pratiqués aux États-Unis.

Quand il s’agit de prendre une bonne douche, mesdames, ne sursautez pas si quelques petites bestioles vous tiennent compagnie et si la propreté laisse à désirer. Une bonne paire de gougounes et un peu de gymnastique acrobatique sont nécessaires. Votre savon vient de vous glisser entre les mains et vous hésitez à le ramasser? Avec quoi vous laverez-vous? Il suffit de le récupérer et d’enlever une petite couche... D’autre part, il n’est pas garanti que l’eau soit chaude mais bon, l’important est d’être propre. Il faut également faire le deuil des machines à laver dont nous ne saurions nous passer chez nous. On doit frotter et frotter sans toujours avoir le résultat escompté.

Le plaisir d'être caravanier!

Être à l’étranger signifie devoir pouvoir s’orienter; ainsi les cartes routières, les plans de villes deviennent indispensables. Les guides touristiques en fournissent, mais ces plans ne sont pas toujours suffisamment détaillés. Alors là, il faut poser les bonnes questions et surtout comprendre la réponse! Les choses simples deviennent quelques fois empoisonnantes comme remplir le réservoir d’eau. Même l’électricité nous joue des tours: habituellement, les terrains de camping du Mexique et l’Amérique centrale fournissent du quinze ampères, mais finalement c’est plutôt du 10. Et, particulièrement en Amérique centrale, il n’y pas d’électricité, on utilise soit la batterie de la caravane portée ou de la génératrice ou, plus romantique, les chandelles.

Notre sécurité n’a pas de prix. Cela veut dire ne jamais donner ses papiers d’identité à personne, faire face aux nombreux barrages routiers érigés par les militaires ou les policiers, coucher dans des endroits sécuritaires, avoir une saine alimentation, éviter les piqûres d’insectes, avoir une conduite ultra prudente, car en plus de prendre garde aux conducteurs de tout acabit, il faut veiller à suivre la bonne route.

Et vous nous direz après tout ça, pourquoi faites-vous ce genre de voyage? La découverte des autres, un peu d’aventure, tenter de comprendre l’histoire et la culture, le soleil, la chaleur: enfin, il y a tellement de raisons de vivre comme des caravaniers à plein temps. Il y a aussi cette latitude que nous avons de nous retrouver dans ses nos choses et de prendre le temps d’apprécier ce qui nous entoure. L’émerveillement nous tient en haleine et nous espérons vous la faire partager.

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mise à jour le 2008-01-09

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