Voiture: 6 solutions pour affronter le froid

Voiture: 6 solutions pour affronter le froid

Par Nadine Filion, spécialiste automobile

Crédit photo: iStockphoto.com

  • Nos serrures ne répondent plus à l’appel? Déjà, en automobiliste prévoyant, on évite de laisser son flacon de dégivreur dans la boîte à gants, à l’intérieur du véhicule. On pourra dès lors en verser quelques gouttes dans le trou de serrure. 
  • Un séchoir à cheveux fera aussi l’affaire: il suffit d’en diriger l’air chaud directement sur la serrure pendant deux ou trois minutes. 
  • On peut également utiliser un briquet pour chauffer la clé avant de l’insérer dans la serrure récalcitrante. Comme il faudra probablement plusieurs essais avant d’y parvenir, on garde ses gants pour éviter de se brûler les doigts. Et surtout, on ne force pas la clé, autrement on risquerait d’endommager le mécanisme. 
  • Par contre, pas la peine de verser de l’eau chaude: le bâillon de glace se reformerait en quelques instants, et on ne serait pas plus avancé. 
  • On peut en revanche essayer de déverrouiller une autre portière. Trop souvent, dans la panique, on oublie de vérifier si les autres serrures sont fonctionnelles! 
  • En prévention, on gare son véhicule de façon que le soleil du petit matin lui réchauffe les ailes. C’est toujours ça de gagné!

Portières bloquées

  • Il n’existe malheureusement pas de flacon dégivreur pour les portières. Et mieux vaut ne pas trop tirer sur la fragile poignée! On tente d’abord d’insérer nos doigts dans l’encadrement de la portière, et on tire, mais encore là, pas trop fort: si le caoutchouc protecteur est endommagé, on risque des infiltrations d’eau au printemps. 
  • Comme pour les serrures, le séchoir à cheveux est une bonne option, mais il faut prendre son mal en patience: on tire un peu, on sèche, on tire encore un peu, on sèche à nouveau... 
  • Rien ne fonctionne? Pour les portières, contrairement aux serrures, l’eau chaude est un truc efficace, à condition de bien assécher la carrosserie par la suite, dedans comme dehors, si on veut éviter un regel encore plus draconien. 
  • Pour prévenir tout autre tracas de ce genre, on enduit ensuite les caoutchoucs (portières, coffre, hayon) d’un de ces lubrifiants conçus spécialement à cet effet et qu’on trouve dans les grandes surfaces. Cela devrait nous épargner pas mal de soucis tout au long de la saison froide.

Démarrage difficile

  • Quand le moteur devient trop frileux pour se mettre en branle, à moins de rouler dans un vieux bazou à carburateur, rien ne sert de pomper l’accélérateur: on ne ferait que noyer le moteur. 
  • On n’actionne pas non plus le démarreur à répétition, car les composantes mécaniques pourraient se briser. Quelques essais de 10 ou 15 secondes chacun suffisent, en alternance avec des temps de pause où on relâche simplement la clé sans la ramener en position fermée (ce qui provoquerait une autre injection d’essence qui pourrait, éventuellement, noyer le moteur). 
  • Ça ne fonctionne toujours pas? On se contente de 5 ou 6 essais et on fait appel aux services de dépannage. 
  • Par ailleurs, lors des démarrages sous les -10 ou -20°C, certains véhicules requièrent que l’accélérateur soit enfoncé aux trois quarts, d’autres qu’il le soit à fond. Cette précision se trouve dans le manuel du propriétaire. Tout comme une foule d’astuces précieuses sur notre modèle d’auto... qu’on oublie trop souvent de consulter!

Vitres et essuie-glaces

Vitres gelées

Quand les vitres sont gelées, qu’elles soient à manivelle ou électriques, un seul conseil: on n’y touche pas! Le risque d’endommager le mécanisme est bien trop grand. On attend simplement que le véhicule soit réchauffé pour les actionner. Si le problème persiste, on fait un tour chez notre garagiste. Il s’agit peut-être d’un problème d’usure ou de mauvais alignement.

Essuie-glaces coincés

Les services météo prévoient une grosse tempête? La veille, en garant notre véhicule, on s’assure que nos essuie-glaces sont bien éteints. Ainsi, lorsqu’on redémarrera, les balais ne s’activeront pas vainement contre un amas de neige ou de glace, au risque de briser les pivots ou de brûler le moteur. On peut aussi relever les balais en position verticale, ils seront plus faciles à dégager. S’ils sont carrément collés au pare-brise, on les déblaie soigneusement, puis on les décolle à la main, tout doucement.

Auto enneigée

  • Quand on est empêtré dans un banc de neige, rien ne sert de balancer le véhicule d’avant en arrière à répétition: la transmission n’aurait pas le temps de se remettre de son effort dans un sens que, déjà, on la solliciterait dans l’autre. Pour épargner cette coûteuse pièce mécanique, il faut respecter une pause entre chaque manoeuvre, au moins jusqu’à ce que les roues cessent de tourner. 
  • On pense aussi à tourner le volant à droite et à gauche, histoire de graduellement dégager la neige qui se trouverait autour des pneus avant. Cela dit, si le poids de la voiture repose sur un amas de neige plutôt que sur ses roues, on ne parviendra malheureusement à rien de cette façon. Il faut d’abord sortir la pelle et dégager tout ce qu’on peut. 
  • Rien n’y fait? On tente les plaques antidérapantes! Attention, ces traction aids doivent être positionnées sous les roues motrices (celles à l’avant s’il s’agit d’une voiture à traction, celles à l’arrière en cas de voiture à propulsion). Il faut aussi veiller à ce que les pics soient tournés vers le sol et non vers les pneus, qui risqueraient d’éclater. 
  • Notre véhicule est équipé d’un contrôle de traction qu’on peut désactiver? On le fait! Sinon, l’ordinateur de bord détectera un intense patinage et redistribuera (ou réduira) la puissance du moteur, ce qui pourrait s’avérer plutôt nuisible. On n’oublie pas, en revanche, de remettre le système en fonction dès qu’on est tiré d’affaire. 
  • Une fois qu’on est sorti du pétrin, si, au cours des prochains kilomètres, des vibrations se font sentir dans le volant, c’est que de la neige s’est amoncelée dans les roues. Mieux vaut la dégager rapidement, pour ne pas affecter le parallélisme des pneumatiques. On utilise notre balai à neige pour briser le bloc de neige durcie ou, si on dispose d’un garage chauffé, on y laisse notre véhicule stationné pendant quelques heures.

La trousse d'hiver idéale

Pour parer tout souci, notre trousse d’hiver idéale devrait toujours contenir:

  • Lampe de poche (avec des piles en état de marche)
  • Triangles de sécurité réfléchissants ou fusées éclairantes
  • Petit extincteur
  • Trousse de premiers soins
  • Liquide lave-glace
  • Balai à neige
  • Grattoir
  • Pelle
  • Plaques antidérapantes
  • Sac de matières abrasives
  • Antigel pour conduites d’essence
  • Câbles de survoltage
  • Gants de travail
  • Ruban adhésif d’électricien
  • Produit pour enlever la rouille (WD-40)
  • Allumettes et chandelles
  • Rouleau de papier essuie-tout
  • Vêtements chauds
  • Couverture réfléchissante

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