Quel VR acheter? Un guide de magasinage

Quel VR acheter? Un guide de magasinage

Par Isabelle Bergeron

Crédit photo: iStock

Voyager à bord d’un véhicule routier a toujours la cote et les adeptes continuent d’être de plus en plus nombreux. Voici quelques repères pour faire un choix éclairé.

Les grandes catégories

Il suffit de jeter un œil sur le marché pour réaliser qu’il existe des centaines de modèles de VR (et de prix!) et un nombre presque aussi impressionnant de fabricants. Les modèles se divisent en deux catégories principales :

1 Les VR motorisés de classe A, B et C.
Les premiers peuvent faire jusqu’à 45 pieds, les seconds rassemblent à des fourgonnettes auxquelles on a ajouté un toit surélevé ayant entre 16 et 21 pieds (5 et 6,5 m) et les derniers sont plus compacts que les classes A et sont dotés d’un compartiment surplombant la cabine.

2 Les VR tractables.
Autrement dit, les roulottes. De la toute petite de style teardrop jusqu’à la roulotte à sellettes, communément appelée fifth wheel, en passant par les tentes-roulottes et les caravanes portées.

Les véhicules selon le type de voyageur

Lequel choisir? «Le meilleur modèle sera celui qui convient au type de voyages que l’on souhaite faire», dit Louise Gagnon, directrice des communications à la Fédération québécoise de camping et de caravaning (FQCC).

Pour les nomades permanents ou vanlifers
Qu’il s’agisse d’une fourgonnette aménagée en conséquence ou d’un autre type de VR, si on souhaite passer le plus clair de son temps sur la route, mieux vaut penser petit. « Plus le véhicule est petit, plus on aura de facilité à le manœuvrer, à trouver des emplacements de camping et des stationnements accessibles quand on veut s’arrêter quelque part », explique Alexandre Grégoire, fondateur, avec Valérie Beaupré, de Prêts pour la route. En 2017, le couple a pris la route pour ne plus la quitter.

L’idéal, donc? Un petit classe B bien aménagé. À noter: il est possible d’aménager soi-même sa fourgonnette avec des kits prêts à installer, comme le propose par exemple le fabricant québécois Road Loft (roadloft.com).

Autre possibilité: une caravane portée (camper), fixée sur le plateau d’une camionnette, comme celle d’Alexandre Grégoire, qui «fait 8 pieds et est super pratique et économique».

Pour les caravaniers saisonniers
Des quelque 130 000 emplacements de camping disponibles au Québec, près de la moitié est réservée aux campeurs saisonniers ! Les emplacements comme la fréquentation sont en constante augmentation. La saison s’étendant généralement de mai à octobre, ceux qui choisissent de vivre la moitié de l’année dans leur VR comme au chalet, misent généralement sur le confort avant tout.

«Dans ce cas-ci, on peut se permettre d’aller vers un véhicule plus gros, comme un classe A ou une caravane à sellettes (fifth wheel)», estime Alexandre Grégoire. Ce type de véhicules offre toutes les commodités de la maison, et peut même acuceillir une laveuse et une sécheuse ou un lave-vaisselle. Comme le véhicule ne bouge pas souvent, la taille représente moins un enjeu.

Pour les caravaniers occasionnels
Pour ceux-ci, les roulottes sont un excellent compromis et elles ne coûtent pas très cher annuellement (on paie la plaque juste une fois). «Aussi, ça permet d'utiliser son véhicule de tous les jours, dit Alexandre Grégoire. Et contrairement à un motorisé, on n'a qu'un seul véhicule à entretenir.»

Comme la roulotte n'accumule pas de kilomètres, la valeur de revente est souvent intéressante même si on l'utilise beaucoup. On peut faire de longs voyages de quelques mois ou bien rester sur place plus longtemps. C'est très polyvalent, souvent moins coûteux à l'achat et il y a vraiment beaucoup de choix de modèles et de plans de plancher.

Louise Gagnon remarque, quant à elle, que les 50 ans et plus d’aujourd’hui optent beaucoup plus souvent qu’avant pour les classes B, un choix convenant aussi aux voyages occasionnels. « Cette génération est plus aventurière qu’avant et souhaite être agile et voyager un peu hors des sentiers battus, même l’hiver. »

À vérifier avant l’achat

Quel que soit le type de VR convoité, la qualité doit être au rendez-vous, tout en respectant son budget. « Les VR fabriqués au Québec sont généralement de très bonne qualité », dit Alexandre Grégoire. Parmi ceux-ci, on compte entre autres VR Panoramic, Safari Condo, New-West, Igloo Caravane, Mob-Bean. Cela dit, des marques américaines telles que Winnebago ou Thor Motor Coach ont quand même fait leurs preuves.

«La finition est très importante, insiste Louise Gagnon. Par exemple, il faut surveiller les joints d’étanchéité et vérifier si le véhicule vibre beaucoup sur la route.» Ne pas acheter sur un coup de tête, privilégier l’automne ou l’hiver pour acheter et ne pas hésiter à faire inspecter le VR avant sont autant d’autres judicieux conseils.

La tendance est au boondocking

Ce type de camping se fait hors des sites traditionnels, de façon autonome. Preuve que la tendance est bien prise chez les caravaniers: les accessoires permettant d’être le plus autonome possible en VR comme les panneaux solaires ou les batteries au lithium se vendent énormément.

L’offre d’emplacements est aussi en train de se développer, confirme Louise Gagnon. Car si dormir dans un stationnement à l’improviste peut s’avérer une expérience excitante pour certains, d’autres vont préférer se tourner vers des concepts plus structurés, tels que ceux proposés par Terego, Harvest Hosts ou Boondockers welcome.

Je fais mon budget beauté

Entre nous

Le billet de Linda Priestley, Rédactrice en chef

L’apologie de l’entraide

Vidéos