Alain Vadeboncoeur: L’homme qui porte bien son nom

Alain Vadeboncoeur: L’homme qui porte bien son nom

Par Alexe-Sandra Daigneault

Crédit photo: iStock

Le Dr Alain Vadeboncœur vient de publier Cœurs: du premier au dernier battement, un recueil de récits inspirés de cet organe fascinant. On en a profité pour lui poser quelques questions, notamment sur son livre et sur son implication dans la quotidienne STAT.

Dr Vadeboncœur, de quoi parle votre plus récent ouvrage, intitulé Cœurs?

C’est un peu ma vie qui est là-dedans, parce que pendant 23 ans, je me suis occupé de patients qui ont des problèmes de cœur en tant que chef de l’urgence de l’Institut de cardiologie de Montréal. J’avais envie de rendre compte de mon expérience en racontant le cœur sous tous ses angles, de ce qu’en dit la science aux maladies qui l’affectent.

Je parle aussi d’histoires de cœur – au sens propre et non figuré – et je le représente, puisque j’ai illustré mon livre moi-même pour la première fois. On y trouve 40 illustrations, donc ça devient un objet très particulier: de toute ma carrière, c’est probablement l’une des productions dans lesquelles j’ai mis le plus de cœur, sans mauvais jeu de mots!

Que représente le processus d’écriture pour vous?

Pour moi, l’écriture est un peu un miroir de la réalité, un moment de réflexion qui m’aide à devenir meilleur. C’est aussi complémentaire à mon travail d’urgentologue, où tout va toujours très vite, puisque le temps est extrêmement ralenti pendant l’écriture. C’est la même chose en dessin: j’ai découvert le bonheur de s’asseoir avec de la musique et de voir un dessin évoluer au fil des heures. C’est très zen.

Votre retraite du poste de chef de l’urgence en 2021 a-t-elle contribué à cette envie d’introspection?

C’est sûr que j’ai plus de temps libre, alors il faut bien que je m’occupe! Mais, je dirais que le livre est plutôt parti d’une question que je me posais, à savoir pourquoi on a un cœur. Après tout, cet organe n’existe que depuis 500 millions d’années, alors qu’il y a de la vie sur Terre depuis 4 milliards d’années! Donc, j’ai fait beaucoup de recherches et, même si je ne me prétends pas historien, ça m’a amené à comprendre plusieurs choses sur le développement du cœur et de la médecine du cœur, que j’expose dans le livre.

Ce temps libre explique-t-il aussi pourquoi vous avez décidé de vous impliquer dans la série STAT?

Ça fait longtemps que je m’intéresse au réalisme médical dans les arts. J’ai été conseiller pour plusieurs films et séries, mais je n’avais jamais été autant impliqué. En ce moment, je travaille à tous les niveaux: je discute avec la recherchiste principale avant l’écriture, je révise tous les textes, je conseille les réalisateurs et parfois les comédiens, puis je révise le premier montage.

Je trouve ça fascinant de voir comment les épisodes prennent forme et, honnêtement, je ne vois plus beaucoup d’erreurs par rapport à ce qui se faisait au début ou même à de grosses séries médicales étrangères. C’est sûr qu’il faut accepter certaines conventions, parce qu’on est limités quant au nombre de comédiens et de décors, mais je suis très fier que l’équipe réussisse à présenter les choses de façon réaliste malgré tout!

Dr Alain Vadeboncœur, Cœurs: du premier au dernier battement, Les Éditions de L’Homme, 272 p., 34,95$.

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