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Des chiffres et des êtres

Des chiffres et des êtres

Par Aline Pinxteren

Crédit photo: Laurence Labat; maquillage-coiffure: Sylvy Plourde.

Au même moment l’an dernier, nous lancions On sort-tu? pour lutter contre l’isolement social des aînés. Notre action a changé de nom, afin de coller davantage à sa mission, mais notre détermination à combattre ce fléau n’a pas changé, toujours avec Marie-Claude Barrette comme porte-parole à nos côtés. Pourquoi poursuivre notre campagne cette année? Parce qu’on a plus que jamais besoin d’en jaser et de jaser tout court!

- Vivre isolé, quel que soit son âge, augmente de près de 30 % les risques de décès prématuré.

- Si, dans certaines contrées, seulement 4 % des gens se sentent seuls, ce pourcentage grimpe à plus de 20 % dans beaucoup de pays occidentaux.

- 19 % des Canadiens de plus de 65 ans se sentent seuls et aimeraient participer à plus d’activités.

- Un tiers des aînés chez nous risquent de basculer dans l’isolement social.

Cet isolement social s’installe peu à peu, à la suite de deuils (conjoint, amis), de pertes (audition, permis de conduire) ou de transitions (déménagement, départ à la retraite, proche aidance). Les soucis d’argent, de santé et de mobilité viennent souvent aggraver la situation, au point qu’on se retrouve de plus en plus esseulé, qu’on perd progressivement le goût d’aller vers les autres et qu’on a l’impression de ne plus avoir sa place.

Or, tout cela représente un vrai danger pour la santé. Vous souvenez-vous de cette statistique évoquée l’an passé? Être isolé est aussi nocif que fumer 15 cigarettes par jour! Troubles cardiovasculaires, anxiété, dépression, baisse des défenses immunitaires, malnutrition, sédentarité, pertes cognitives, dévalorisation, pensées suicidaires… Cette énumération incite à agir, pour soi et pour les autres.

Plus nous serons nombreux à en parler, plus il y aura aussi une prise de conscience de l’âgisme ambiant, qui isole encore davantage les aînés fragilisés. Notre communauté doit veiller à ce que chacun s’y sente bien, y ait sa place et soit écouté, y compris les plus âgés. Comment peut-on mettre à l’écart autant de Québécois avec une expérience de vie si longue et si riche à transmettre? Personne ne devrait plus se sentir «périmé» parce que la société de consommation actuelle reste bloquée en mode jeunesse.

  Comment faire passer ce message tous ensemble?

En appelant ou visitant plus souvent des proches esseulés;

- en cherchant de l’aide quand on se sent seul (n’hésitez pas à nous contacter, nous pourrons vous référer);

- en venant jaser autour d’un café offert à une des activités gratuites organisées le 4 mai, à la Grande-Place du complexe Desjardins à Montréal et partout au Québec (tous les détails sur le site onjasetu.ca);

- en achetant les tasses On jase-tu? que nous vendons au profit des Petits Frères (là aussi, les informations sont sur onjasetu.ca).

Si nous nous engageons bénévolement contre l’isolement chez Bel Âge avec cette grande action, c’est pour les humains derrière les statistiques. Pour que des amitiés se nouent comme celles que nous avons vues éclore à notre premier événement ou celle de Louiselle et Christine, tellement inspirantes en page 130. Et pour que, un jour, plus personne ne sente trop seul.

On se voit le 4 mai?

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Le billet d'Aline Pinxteren, rédactrice en chef

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