À la découverte du ukulélé

À la découverte du ukulélé

Par Jessica Dostie

Crédit photo: Patrick Charpentier

Le ukulélé est un instrument fascinant. Et apprendre à en jouer est beaucoup plus facile qu’il n’y paraît, assure Pascale Migneault, graphiste de formation (c’est d’ailleurs elle qui gère l’aspect visuel de notre journal Bel Âge Plus!) et musicienne à ses heures.

 

«Je viens d’une famille d’amoureux de musique, raconte-t-elle d’emblée. J’ai toujours eu ça en moi, mais je n’ai jamais vraiment eu la chance de développer cette fibre-là.»

Adulte, Pascale s’initie d’abord à la guitare et suit même des cours pendant quelque temps, sans y donner suite. «Ce n’est que plusieurs années plus tard, quand mon conjoint a com- mencé à jouer du ukulélé, en fait, que j’ai eu la piqûre pour cet instrument, dit-elle. C’est plus facile à apprendre que ça en a l’air. Avec quatre accords de base, on peut jouer un nombre incalculable de chansons.»
Même pas besoin de savoir lire la musique, souligne Pascale: «Il suffit d’avoir du rythme. Je dirais même que c’est un des instruments de musique les plus accessibles.»

Rencontres musicales

Dès ses premiers accords, le couple joint le Ukulélé Club de Montréal, dont tous les membres partagent une même passion pour cet instrument. «C’est un groupe multigéné- rationnel très inspirant, mentionne Pascale. Dans le club, il y a des musiciens de tous les âges, de 18 à 80 ans. Des gens que je considère maintenant comme mes amis. Ce qui est merveilleux, c’est que tout le monde s’entend bien et personne ne juge les autres. Ça fait du bien de fréquenter cette communauté-là!»

L’esprit de camaraderie qui règne au sein du groupe l’a même motivée à oser interpréter une première chanson devant tout le monde, et ce, malgré sa timidité. «Avant la pandémie, quand on jouait dans des bars, il pouvait y avoir de 80 à 100 personnes, estime-t-elle. Ça m’intimidait beaucoup. Cette toute première fois, j’avais choisi de jouer Chats sauvages, de Marjo, et j’étais hyper nerveuse même si je m’étais bien préparée. Ç’a été catastrophique à mes yeux, mais même si tu as un peu de misère, tout le monde t’encourage. Depuis, j’ai appris à connaître la gang et à maîtriser la scène. C’est tout de même une grande fierté pour moi d’avoir eu le courage de présenter quelque chose devant un public.»

Depuis, plusieurs autres pièces ont suivi, dont une de ses préférées, Moon River, qu’on peut notamment entendre dans le film Breakfast at Tiffany’s. «J’ai aussi déjà joué la chanson Marie-Noël, de Robert Charlebois, pour laquelle j’avais moi-même travaillé la partition. C’était un beau petit défi!»

Maintenant, en plus du ukulélé, Pascale se promet de relever un autre genre de défi: se remettre au piano. À suivre…

Des ateliers ouverts à tous

Le ukulélé nous intrigue? Avant de se donner en spectacle, on commence par la base en s’initiant à ce petit instrument grâce à un atelier du Ukulélé Club de Montréal, la référence en la matière dans la métropole. Le club se réunit aussi régulièrement pour jouer en groupe dans des bars et même dans des parcs quand il fait beau.

Prochain rendez-vous: le 28 août à l’Entrepôt 77, dans le Mile-End.

 

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