Méditation 101

Méditation 101

Par Jacqueline Simoneau

Crédit photo: iStock Photo

Pas besoin de rester assis en lotus une heure par jour pour ressentir les bienfaits de la méditation! Méditer est bien plus facile et accessible qu’on ne l’imagine. La preuve!

Originaire de l’Orient, la méditation existe depuis près de 4 000 ans. Une longévité tout sauf surprenante: plusieurs études scientifiques ont démontré que la pratique régulière de la méditation agit positivement sur le stress, l’anxiété, la dépression, la douleur chronique, le système immunitaire, la digestion, le sommeil, la mémoire et la concentration, les relations avec autrui, la gestion des émotions, et plus encore! Il en existe plusieurs types (bouddhique, transcendantale, pleine conscience, etc.). Mais selon Katerine Brisebois, coach, professeure de méditation et conceptrice du cours d’introduction à la méditation en ligne Apprenez à méditer, peu importe l’approche préconisée, l’essence de la pratique reste la même. «C’est comme choisir une activité pour se remettre en forme. Certains vont opter pour le vélo, d’autres pour la marche, d’autres encore pour la natation, mais le but ne change pas. On adopte simplement la méthode qui nous convient le mieux.»

Actuellement, la méditation pleine conscience est de loin la plus populaire. «Dans ce type de pratique, la respiration est au cœur de tout, explique Marie-Ève Lécine, professeure de méditation et fondatrice du site Let it be meditation. En l’observant tout doucement, sans effort, on est aux premières loges pour observer aussi nos pensées et nos émotions, et apprendre à y réagir différemment. L’approche est intéressante parce qu’elle a été adaptée à la culture occidentale et à la réalité de notre quotidien.» Quels que soient notre âge, notre santé et notre forme physique, on peut donc méditer. Comment s’y prendre?

Étape 1

On s’installe

Après avoir enfilé des vêtements confortables, on retire nos chaussures et on s’isole dans un endroit calme, loin du bruit. «La méditation se pratique, par exemple, sur une chaise droite ou un coussin déposé sur le sol, indique Katerine Brisebois. L’important, c’est que le dos soit bien droit pour ne pas entraver la respiration. Au besoin, on s’appuie contre le mur ou le dossier de la chaise. Si on s’assoit sur une chaise, on dépose les pieds à plat sur le sol, les genoux à 90°.  On pose les mains sur les cuisses et on ferme les yeux.» Le moment n’a pas d’importance: on peut tout aussi bien méditer le matin pour bien commencer la journée, le soir pour éliminer les tensions accumulées ou à l’heure du lunch pour recharger ses batteries. À chacun ses préférences!

Étape 2

On médite 

La respiration est la base de la méditation. «Le principe de la méditation pleine conscience consiste à se centrer sur un seul élément, sa respiration, note Mme Lécine. Donc, on respire normalement en se concentrant sur les sensations que notre souffle provoque.» Difficile? Pour nous aider, Katerine Brisebois conseille de visualiser le bout de notre nez. «On peut aussi répéter mentalement, comme un mantra: « J’inspire, je relaxe. J’expire, je suis détendu », ajoute-t-elle. Ou compter dans sa tête: « J’inspire, 1-2-3-4. J’expire, 1-2-3-4. »» Et on se rassure, nul besoin d’atteindre la perfection à tout prix. «Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de respirer, confirme Mme Brisebois. On ne doit pas contrôler sa respiration, juste se laisser porter par elle.» La méditation peut se pratiquer seul. Mais, au début, on peut ressentir le besoin d’être guidé. «Les ateliers de méditation sont spécialement conçus pour ceux qui veulent apprendre à méditer, rappelle Marie-Ève Lécine. Cet accompagnement permet non seulement de connaître les techniques de base, mais aussi d’éliminer les doutes et les interrogations qui peuvent surgir.» 

Des pensées et des émotions vont inévitablement surgir pendant la séance. C’est normal. «Mieux vaut ne pas essayer de les freiner, poursuit Mme Lécine. On les laisse défiler dans notre tête, comme les nuages dans le ciel, avec détachement. On ramène simplement notre attention sur notre respiration.»

Étape 3

On termine 

Si on médite en silence, on programme une minuterie. «C’est bien d’avoir une durée prédéterminée, comme pour un entraînement sportif, précise Katerine Brisebois. On commence par 10 minutes, puis on augmente graduellement, selon nos besoins.» Une fois le temps écoulé, on ouvre tranquillement les yeux et on s’étire un peu. On se sent bien et plus détendu? C’est qu’on est sur la bonne voie! Pour bénéficier des bienfaits de la médiation, la régularité est essentielle. Idéalement, on pratique donc au quotidien: mieux vaut méditer un peu tous les jours qu’une heure de temps à autre.   

Info: apprenezamediter.com, letitbemeditation.com  

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