La modération a bien meilleur goût… pour le cerveau aussi!

La modération a bien meilleur goût… pour le cerveau aussi!

Par Jessica Dostie

Crédit photo: Kelly Visel via Unsplash

Il y a de quoi créer de la confusion: alors que certaines études scientifiques évoquent les effets protecteurs de l’alcool, d’autres avertissent que les grands buveurs risquent davantage de souffrir de troubles neurocognitifs comme l’Alzheimer ou la maladie de Parkinson.

Dans une récente publication, Éduc’alcool tente de remettre les pendules à l’heure. On y constate, entre autres, que s’il existe «un lien assez clair» entre la consommation d’alcool et de tels troubles, le risque «est trois fois plus élevé chez les individus ayant un diagnostic clinique lié à la consommation d’alcool». 

En revanche, consommer moins de 14 verres par semaine serait considéré comme «bénéfique» ou, du moins, n’augmenterait pas les risques de souffrir un jour de troubles cognitifs. Plus précisément, le document indique que les personnes qui prennent entre une et sept consommations par semaine présenteraient un risque plus faible de souffrir de troubles cognitifs, et ce, même en comparaison avec les abstinents. «Le risque diminuerait de 28 % pour la maladie d’Alzheimer, de 25 % pour les démences vasculaires et de 26 % pour tout type de trouble neurocognitif», y lit-on. 

N’empêche que boire plus de 28 (pour les femmes) ou 35 (pour les hommes) verres par semaine pendant plus de cinq ans suffirait pour conclure qu’un trouble neurocognitif est causé par la consommation d’alcool. «Mais il faut être prudent lorsqu’on avance de telles données, avertit par communiqué Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool. La consommation d’alcool n’est évidemment pas le seul facteur influençant le développement de troubles neurocognitifs.»

 

4 règles à suivre

Pour minimiser les risques de développer un trouble cognitif, Éduc’alcool suggère de: 

1. Respecter les limites recommandées de consommation d’alcool (moins d’une consommation par jour).

2. Éviter de fumer.

3. Être physiquement actif.

4. Avoir une alimentation saine et équilibrée.

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