Du soleil au menu

Du soleil au menu

Par Isabelle Huot docteure en nutrition

Crédit photo: iStock

Manger local, c’est idéal. Mais à cette période de l’année où les fruits du Québec se font rares, on a tout à gagner à croquer dans des aliments exotiques, tant pour leur bon goût que pour leur apport vitaminé. En voici sept à savourer.

1. La goyave

Ce petit joyau est cultivé au Mexique, en Amérique centrale, dans les Caraïbes et au nord de l'Amérique du Sud. Une portion de 125 ml (½ tasse) de goyave fournit 199 mg de vitamine C, ce qui comble plus de 200 % des besoins quotidiens. Puisque la vitamine C joue un rôle important dans le maintien des fonctions immunitaires, la saison froide est le moment idéal pour intégrer ce fruit au menu ! À consommer crue ou à incorporer dans des recettes sucrées ou salées.

2. La papaye

Originaire du Mexique, la papaye enjolive les salades de fruits grâce à sa chair orangée. Cet aliment a également une excellente valeur nutritive : sa teneur en vitamine C (45 mg) et en vitamine A (203 μg de bêta-carotène) pour 125 ml (½ tasse) en fait un excellent choix en guise de dessert ou de collation. Fait inusité, la papaïne – une enzyme – a comme propriété d’attendrir la viande. Intégrer du jus de papaye dans une marinade est donc tout indiqué !

3. Le kiwi jaune

Cette variété de kiwi a été créée naturellement par des chercheurs. Elle n’est en aucun cas un organisme génétiquement modifié. Produit le plus souvent en Nouvelle-Zélande, en Italie et en Chine, ce fruit se trouve en abondance dans les étals des supermarchés et c’est tant mieux, car il est riche en vitamine C ; à l’unité, il fournit 91 mg de vitamine C, comblant entièrement les besoins quotidiens des femmes et des hommes. Le kiwi jaune contient 30 % plus de vitamine C que le vert. Du kiwi dans un pouding au chia ou dans un gruau du lendemain ajoute une touche de fraîcheur vitaminée ! Bon à savoir : deux essais cliniques ont démontré que manger deux kiwis avant d’aller au lit favoriserait l’endormissement.

4. Le kaki

Aussi appelé plaquemine, le kaki est cultivé en Chine, en Israël, aux États-Unis et au Japon, dont il est le fruit national. Il est offert en de nombreuses variétés. Le nom apparaît habituellement sur l’étiquette. Son goût et sa chair peuvent être très différents ! Sauf le Fuyu, qui est à son meilleur quand la chair est ferme, la plupart des kakis, dont les hachiyas, se mangent quand ils sont très mûrs et que leur peau se fissure. Ce fruit fournit 813 μg de bêta-carotène et 33 mg de vitamine C par portion de deux fruits (50 g). En cuisine, le kaki agrémente les salades (avec épinards et amandes grillées, un délice !) et est savoureux en chutney pour accompagner la volaille ainsi que les fruits de mer.

5. Le ramboutan

Ce petit fruit originaire d’Asie ressemble à un litchi poilu. On les consomme d’ailleurs de la même façon. Son goût est similaire à ce dernier et à celui du raisin. Une portion de 125 ml (½ tasse) contient 3,9 mg de vitamine C et 33 mg de potassium. Le ramboutan est à maturité lorsqu’il est bien rouge ; s’il est vert, il doit mûrir davantage. Pour accéder à la chair, il faut retirer la coque, puis ôter le noyau central. À manger seul ou dans une salade de fruits.

6. Le pitaya

Il s’agit du fruit d’un cactus issu du Mexique. Sa peau rose semble être recouverte d’écailles aux pointes vertes, ce qui explique son autre nom : le fruit du dragon. Sa chair est blanche ou rosée et contient de petites graines noires ; elle est juteuse et sa saveur est douce et sucrée. Une portion de 100 g (environ un fruit) fournit 2,5 mg de vitamine C et 2,9 g de fibres. Il se consomme comme un kiwi : il faut le couper en deux puis prélever la chair à l’aide d’une cuillère.

7. Le tamarillo rouge

Ce fruit à chair orangée et à graines noires, aussi appelé tomate en arbre, ressemble à une tomate raisin. Il est produit principalement en Colombie, en Équateur et en Nouvelle-Zélande. Il est riche en vitamine C (on compte environ 19 mg dans un tamarillo rouge de 60 g). Il se consomme cru, de la même façon qu’un kiwi, ou cuit, sous forme de chutney ou de confiture. Son goût acidulé, légèrement sucré, est étonnant !

Mollo sur le jus!

Les jus de fruits qu’on extrait soi-même sont souvent plus intéressants que ceux que l’on trouve dans les commerces. Pourquoi ? D’abord, car ils sont généralement servis fraîchement pressés, mais aussi parce qu’ils conservent davantage de vitamines et de minéraux. Cela dit, même si les jus maison sont de meilleurs choix pour la santé que plusieurs options du commerce, ils demeurent une source importante de sucres et leur consommation devrait être limitée à 150 ml par jour.

Je fais mon budget beauté

Entre nous

Le billet de Linda Priestley, Rédactrice en chef

L’apologie de l’entraide

Vidéos