En aparté: Michel Jean se confie

En aparté: Michel Jean se confie

Par Caroline Fortin

Crédit photo: Collaboration spéciale

Le chef d’antenne de TVA Michel Jean, qui publiait récemment Qimmik, est un grand amoureux de la forêt boréale. Voici 10 choses qu’il aime.

Son endroit préféré au Québec 

À Tadoussac, sur le traversier, on est vraiment entre deux mondes. D’un côté, on voit la rivière Saguenay qui monte à travers les montagnes jusqu’au lac Pekuakami [le lac Saint-Jean, en innu]. C’est la forêt, le territoire innu. Et de l’autre, c’est le fleuve, qui est comme la mer à ce niveau. Ça a quelque chose de magique. 

Un voyage marquant 

En 1984, j’ai sillonné le Maroc pendant deux mois avec des amis marocains. J’ai donc visité ce pays d’un point de vue autre que touristique.  

Un plat préféré 

Le homard. Quand on est au bord de la mer et qu’on peut y prendre de l’eau pour le faire bouillir, c’est meilleur que dans n’importe quel resto. J’ai grandi avec ça. Pour moi, c’est du comfort food qui me fait penser à mon père décédé, à ma famille. On est chanceux d’avoir accès à ce produit de la mer.  

Un objet fétiche 

Mon ordinateur portatif. À part mon portefeuille, c’est le seul objet que je traîne partout. Parce que je suis toujours prêt à écrire. J’écris n’importe où, dans ma cuisine, les cafés, sur des terrasses. 

Une cause chère 

La reconnaissance et la guérison des Autochtones. Il y a beaucoup de besoins, d’inégalités, de pauvreté et de blessures liées aux pensionnats dans les communautés.  

Une lecture en cours 

Je termine le livre de Martine Delvaux, Ça aurait pu être un film. J’aime beaucoup cette femme, son courage, son intelligence, son sens du devoir.  

Un souvenir précieux 

Les moments que j’ai passés dans ma jeunesse avec ma grand-mère Jeannette Siméon. Cette connexion que j’essayais d’établir quand je lui demandais de me raconter comment c’était de vivre dans le bois.  

Une artiste qui l’inspire 

Elisapie Isaac. Elle est près de ses racines inuk tout en étant avant-gardiste quand il le faut. Son œuvre n’est pas folklorique ni passéiste. Elle est envoûtante.  

Ce dont il ne peut se passer 

La forêt boréale. Elle commence sur le versant nord du mont Sainte-Anne, où j’aime me retrouver pour faire du vélo de montagne. J’essaie d’appliquer ce que les anciens disaient : « En forêt, si tu parles tout le temps, tu seras seul. Si tu es silencieux, tu vas te rendre compte que tu ne l’es pas. » Sentir la forêt autour qui vit et vibre, j’adore ça. 

Une photo dans son cellulaire 

Avec ma mère, Claude.   

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