La trajectoire de l’espoir

La trajectoire de l’espoir

Par Linda Priestley

Crédit photo: iStock

En janvier dernier, pendant une réunion pour discuter du nouveau Bel âge et de son 35e anniversaire, Francine Tremblay, qui a fondé le magazine dans l’espoir de répondre aux besoins des 50 ans et plus, nous faisait remarquer l’ampleur des progrès réalisés, tous domaines confondus, depuis la fin des années 1980.

À l’époque, Radio-Canada décernait son premier titre de Scientifique de l’année au Dr Jean Davignon pour ses travaux de recherche sur l’hyperlipidémie et l’athérosclérose, Le déclin de l’empire américain était nommé pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère et le protocole de Montréal, «la plus grande réussite de protection environnementale de notre histoire», dira Kofi Annan en 2000, était signé. L’espérance de vie à la naissance était d’environ 75 ans.

Au fil des années, les bons coups se sont succédé: la décriminalisation de l’avortement, l’élection en 2012 d’une première première ministre québécoise, Pauline Marois, par ailleurs auparavant applaudie pour sa politique familiale lancée en 1997.

En 2022, une analyse effectuée par l’Institut de la statistique du Québec révélait nos accomplissements en tant que société depuis les 15 dernières années environ: augmentation du revenu de la population et de la diplomation postsecondaire, diminution de la pauvreté et de la gravité des crimes, hausse de l’espérance de vie à 83 ans. On se réjouit d’apprendre que les 50, 60, 70 ans et plus restent plus jeunes plus longtemps!

Visionnaires, nous le sommes.

Pierre Fortin, professeur d’économie à l’UQAM, écrivait d’ailleurs dans un billet d’opinion publié le 26 novembre 2022 dans Le Devoir que « grâce à la vision lancée par nos boomers de grands-parents et concrétisée par leurs successeurs, nous sommes devenus un peuple riche, égalitaire et heureux».

Visionnaires mais aussi optimistes, malgré les défis entourant la santé mentale, l’inflation, l’environnement, la discrimination en tous genres, la violence envers les femmes, pour ne nommer que ceux-là. L’année 2023 serait même celle des miracles, la médecine étant sur le point de trouver des traitements innovants contre le diabète, le Parkinson, le VIH et certains cancers et conditions cardiaques, disent des experts. Et même si, du côté des maladies neurodégénératives, il n’existe pas encore de cure miraculeuse, le grand spécialiste québécois de l’alzheimer, le Dr Judes Poirier, lui-même à haut risque, ses parents étant décédés des suites de ce terrible fléau, n’abandonne pas ses recherches pour autant.

Pour les 35 ans de Bel âge, l’équipe vous souhaite d’être portés par le même espoir qui a permis aux chercheurs, créateurs, visionnaires (et une certaine fondatrice de magazine!) de donner aux gens… encore plus d’espoir! On peut tous être des acteurs du changement.

Comme le dit Louise Portal dans ce numéro : «Je reste persuadée qu’il faut aller vers l’espérance, il y a plus de lumière que de noirceur dans la vie.»

De 1987 à 2023, voici l’évolution de la page couverture de votre magazine au fil du temps:

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