Acheter ou louer sa voiture électrique?

Acheter ou louer sa voiture électrique?

Par Didier Bert

Crédit photo: iStock

La réponse dépend des besoins et des préférences de chacun, mais aussi de certains éléments financiers. Pour aider à la réflexion, voici les avantages et les inconvénients à considérer. 

ACHETER 

Les plus 

  • Le contexte actuel est favorable à la revente d’automobiles. Le marché des véhicules usagés ne s’est jamais aussi bien porté pour les revendeurs. La dépréciation des automobiles est plus faible que dans le passé et l’inventaire de véhicules électriques usagés est faible. Il reste à voir si cette tendance se maintiendra. 

  • L’entretien d’une automobile électrique est nettement moins coûteux que celui d’une voiture thermique. L’acquéreur peut s’attendre à moins dépenser. 
  • Les incitatifs financiers des gouvernements sont systématiques à l’achat d’un véhicule électrique, alors qu’ils sont progressifs en cas de location. Il faudra louer l’automobile durant 48 mois et plus pour obtenir la totalité des aides financières (jusqu’à 7 000 $ au provincial, jusqu’à 5 000 $ au fédéral). 

  • La durée de vie de la batterie est généralement garantie, souvent de 160 000 à 200 000 kilomètres sur huit à dix ans. 

 Les moins

  • L’achat d’un véhicule contraint à débourser un montant important en une fois. Si on paie comptant, on perd du rendement sur les placements qu’on aurait pu faire. Si on emprunte, on doit s’attendre à payer un taux d’intérêt d’environ 7% et plus. Ce taux d’intérêt doit être comparé à celui proposé par le concessionnaire pour une location. 
  • Si l’autonomie augmente fortement sur les futurs modèles, les automobiles actuelles pourraient être plus difficiles à revendre. 

LOUER 

Les plus 

  • Si on souhaite rouler en tout temps dans une automobile neuve en acceptant d’en payer le coût, c’est la meilleure formule. On peut changer de véhicule quand on le souhaite. Et on évite les tracas liés à la revente de la voiture. 
  • Les plus inquiets quant à la durée de vie de la batterie pourraient privilégier la location. 

  • On sait quelle sera la dépréciation du véhicule avant de s’engager. Le locataire ne court pas de risque quant à la valeur de revente, par exemple s’il tombe sur un citron ou si la voiture est accidentée et difficilement revendable. 
  • On paie de petites mensualités, ce qui permet d’avoir un véhicule électrique sans devoir débourser un gros montant – même si, au final, le coût est plus élevé. 

  • Si elle est incluse dans le contrat, il est possible de bénéficier de la garantie d’écart en cas de sinistre causant une perte totale, qui évite d’avoir à payer au locateur la différence entre la valeur du véhicule et le montant versé par l’assureur. Attention : en payant une somme partielle en début de location, on perd généralement une portion de cet avantage. 

Les moins 

  • La location est une dette, dont les paiements incluent une portion en capital et une portion en intérêts. À la fin de la location, l’automobile ne nous appartient pas, à moins de payer la valeur résiduelle au concessionnaire. Si on exerce l’option d’achat, on paie ce montant, qui est le solde de la dette. 

  • De petites mensualités ne signifient pas un coût faible. Il faut prendre en compte tous les montants qui devront être déboursés, ce qui peut représenter un montant important sur l’ensemble de la location. 

  • Il peut être complexe de résilier le contrat de location avant l’échéance prévue. Avant de s’engager, on devrait s’assurer d’avoir toute la flexibilité souhaitée. 

 

Merci à Sébastien Raiche, administrateur de l’Association des véhicules électriques du Québec (AVÉQ).  

 

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