Le Québec, champion de la fraude?

Le Québec, champion de la fraude?

Par Sandrine Champigny

Crédit photo: Eduardo Soares via Unsplash

Dans tout le pays, c’est au Québec que l’on compte le plus grand nombre de personnes se considérant comme avoir été victime de fraude. Comment faire pour déceler les malfaiteurs et surtout, pourquoi la province fait-elle si mauvaise figure?

 

Selon un sondage réalisé par CPA Canada, l’organisme qui représente la profession comptable au Canada, 50 % des Québécois disent avoir été victimes de fraude. Qu’est-ce qui explique ce pourcentage aussi élevé? «Il est possible que les Québécois soient plus conscients de la fraude ou plus ouverts à la signaler, mais nous ne pouvons pas en être surs», estime Luce Morin, comptable professionnelle agréée (CPA). Donc si on ne peut pas affirmer que les Québécois sont plus faciles à berner, on peut sans doute en déduire que leur radar est bien activé.

 

La prudence avant tout!

La vigilance reste la clef pour se prémunir contre la fraude, rappelle la CPA Luce Morin. «Quand tu n’es pas sûr de la nature d’un lien ou d’un message, tu ne cliques pas et tu le supprimes tout simplement. Si la banque ou le gouvernement a quelque chose d’important à te dire, ils vont t’appeler ou te contacter par la poste», rationalise la comptable.

 

Elle souligne également ce qu’on se fait souvent marteler, si c’est trop beau pour être vrai… c’est ce que ce n’est pas vrai! «Dès que je reçois un message texte du gouvernement, je sais tout de suite que c’est impossible. Ça lève tout de suite des drapeaux rouges, souligne-t-elle. Aussitôt que tu reçois un message qui te demande des informations personnelles pour obtenir un remboursement, c’est suspect. Personne ne te donne de l’argent comme ça en cliquant sur un bouton.»

 

La prudence passe par également par la prévention, notamment en ayant différents mots de passe pour différents sites web, notés dans un endroit sûr comme un carnet ou une application sécurisée. Activer les alertes de notre banque peut également nous donner un bon de coup de pouce. En cas d’activité suspecte, on sera rapidement contacté et on pourra prendre action avant que soient faits trop de dommages. Toutefois rien ne sert de s’affoler. «Les outils de sécurité de la banque par exemple sont là pour une raison. Si on s’occupe de nos affaires, on risque de se rendre compte très rapidement que quelque chose cloche.»

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