Et si on allait à Chicago?

Et si on allait à Chicago?

Par Sandrine Champigny

Crédit photo: Sandrine Champigny

Pétillante, vibrante et excitante, Chicago devient la nouvelle destination en vogue chez nos voisins du Sud. Pour un long weekend ou pour une semaine entière, on gagne à ajouter la ville des vents à notre itinéraire vacances. 

Un vol direct d’à peine deux heures suffit pour se rendre dans la plus grande ville du Midwest. Pour un bel aperçu de ce qu’elle a à offrir, l’idéal est de commencer notre périple à bord de la croisière architecturale First Lady (cruisechicago.com). On s’assure de choisir une journée de beau temps, car c’est à partir des ponts du bateau qu’on pourra observer la ville. Cette croisière est une bonne façon d’en apprendre plus sur les bâtiments surplombant la métropole de l’Illinois. Chicago possède en effet quelques-uns des édifices les plus connus du monde, notamment l’Aqua Tower, la troisième tour à avoir été construite par une femme, et le Home Insurance Building, bâti en 1885, reconnu comme le premier gratte-ciel.

On s’arrête obligatoirement au Centre d’architecture de Chicago (architecture.org). On y présente la ville à travers les époques, tout en racontant l’histoire des bâtiments qui lui ont donné son allure. Le feu qui l’a presque rasée en 1871 et l’importance que l’architecture a prise à la suite de cette tragédie prouvent à quel point Chicago est jeune et toujours en changement. On la découvre ici dans toute son effervescence, avec la mise en valeur des projets architecturaux qui y verront bientôt le jour.

Pour voir la cité dans une autre perspective, on monte au sommet de la tour Willis (auparavant la tour Sears). Grâce au Skydeck, des cabines en verre aménagées autour de l’immeuble, on profite d’une vue imprenable sur Chicago. Dans le vide, impossible de ne pas se sentir tout petit quand le monde est littéralement à nos pieds. On s’y rend très tôt le matin ou juste avant la fermeture, afin d’éviter les files de gens en quête d’une bonne dose d’adrénaline. 

Une métropole en art

Après cette incursion dans les airs, Chicago se visite tout aussi bien par la voie terrestre. On s’arrête obligatoirement pour flâner dans le magnifique Millenium Park, où se trouve Cloud Gate, le fameux haricot emblématique de la ville depuis 2006. Car l’art fait partie de l’ADN des lieux. Son musée d’art contemporain (mcachicago.org) rassemble des pièces uniques autour de la mission que l’institution s’est donnée, soit de combiner les valeurs artistique et sociale. À l’Institut d’art de Chicago (artic.edu), ce sont les classiques qui valent la visite. L’Institut expose notamment American Gothic, de Grant Wood, Nighthawks, d’Edward Hopper, et Un dimanche après-midi à l’île de la Grande Jatte, de Georges Seurat. Comme on ne compte plus les heures quand on franchit les portes du musée, on s’assure d’avoir beaucoup de temps libre avant de s’y aventurer! 

La performance a également sa place ici. Le Théâtre musical de Chicago s’est en effet taillé une place de choix sur la scène nationale. Jusqu’en 2020, on y présente Hamilton, pièce culte de Lin-Manuel Miranda sur l’histoire d’Alexander Hamilton (hamiltonmusical.com/chicago). Une manière unique d’en apprendre un peu plus sur la fondation des États-Unis… tout en versant une petite larme, il faut bien l’avouer! 

À la recherche d’un divertissement hors du commun? On se rend au Magic Lounge (chicagomagiclounge.com). Qu’on soit amateur de magie ou pas, impossible de passer une mauvaise soirée dans ce cabaret coloré axé sur la magie «à chaque table», une pratique qui serait née à Chicago. Même les sceptiques seront confondus!

Menus à découvrir

Au-delà de la pizza deep dish, reconnue à travers le monde, la scène gourmande de Chicago a énormément à offrir. Les carnivores seront heureux de faire un arrêt au Publican (thepublicanrestaurant.com), à la fois microbrasserie et resto sans prétention. On y déguste de généreuses assiettes, parfaites pour partager.

Si on aime la cuisine moyen-orientale goûteuse, mais surtout une vue sublime sur la ville, on s’arrête au Beatnik on the River (beatnikontheriver.com). L’atmosphère bohème et décontractée du restaurant en fait le lieu idéal pour un lunch ou un souper hâtif… qui nous permettra d’admirer la rivière ou le coucher de soleil. 

On a des restrictions alimentaires? Direction Pacific Standard Time (pstchicago.com), un resto d’inspiration californienne où il est possible de manger sans gluten, végane, végé ou sans produits laitiers sans importuner personne et, surtout, sans faire de compromis sur le goût! On aime particulièrement la décoration de l’endroit, moderne et épurée.

Enfin, si on veut étirer nos visites dans les musées, on va prendre une bouchée chez Terzo Piano, à l’Institut d’art de Chicago, ou au Marisol du Musée d’art contemporain, deux arrêts savoureux à l’ambiance inspirante.

En pratique 

Y aller En avion, Air Canada offre des vols directs quotidiens d’une durée de deux heures. En voiture, on met environ 14 heures pour s’y rendre; il est donc possible de visiter la ville pour un long weekend sans faire trop de route.

Quand On visite Chicago en toutes saisons, mais l’hiver est rude dans le Midwest; c’est donc une période à réserver aux plus téméraires. L’été, les toits des immeubles raviront les amateurs de terrasses surplombant la métropole.

Où loger Les hôtels sont légion sur Michigan Avenue et, si on veut le plus beau panorama, c’est là qu’on élit domicile. Pour un service hors du commun, on dépose nos valises au Blackstone et on demande la vue sur l’eau (theblackstonehotel.com). 

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