Jouer à la pétanque? Pourquoi pas!

Jouer à la pétanque? Pourquoi pas!

Par Marie-Josée Lacroix

Crédit photo: Martin Laprise

Depuis toujours les Français jouent à la pétanque, et ils ont introduit ce jeu de boules ici, comme l’explique Pierre Hébert, président du club de pétanque Les voisins de Laval: «Au début, peu de Québécois jouaient. Ce sont surtout des Français, dont Jean Rafa, qui l’ont popularisé. Ils jouaient au parc La Fontaine, à Montréal.» 

C’est là que M. Hébert a lui-même commencé, il y a environ neuf ans. «Un ami qui y jouait m’avait emmené, et j’ai tout de suite trouvé ça agréable, dit-il. J’ai toujours aimé les jeux d’adresse. Plus jeune, je jouais aux fers, activité très populaire à l’époque. La pétanque est plus facile; les boules, plus légères, sont moins difficiles à lancer.» 

Il y a cinq ans, notre homme déménage à Laval et, avec son épouse, il s’inscrit au club, dont il deviendra président et capitaine d’équipe. Les joueurs pointent et tirent au Centre de la nature. Il s’ébahit: «C’est un lieu magnifique et très vaste; 17 terrains de pétanque y sont aménagés!» Le club Les voisins de Laval, composé presque à égalité d’hommes et de femmes, réunit 125 membres, et en recrute toujours de nouveaux. «Nous jouons en triplettes – 3 joueurs contre 3 –, deux soirs par semaine l’été, et je joue l’hiver au boulodrome de Laval un soir par semaine.» La pétanque 12 mois par année, une aubaine pour les mordus. «Et une fois l’an, on organise des parties sur la glace, pour s’amuser», rigole le président. 

Le plaisir avant tout

S’amuser, avoir du plaisir: ces mots reviennent souvent pendant l’entretien; je sens que Pierre Hébert s’amuse même à parler de sa passion. «Nous pratiquons un sport loisir, avec seulement de petits tournois. C’est assez simple au départ: un joueur lance le bouchon, ou cochonnet, puis tente d’en approcher sa boule, résume M. Hébert. L’oeil doit suivre le mouvement, un peu comme au curling. Il existe différentes techniques de lancer.» C’est pourquoi il est important d’utiliser des boules adaptées à la taille de sa main et à sa force. «Ce n’est pas trop compliqué, mais il faut s’exercer afin que le mouvement devienne naturel.» 

La première boule lancée, place à la stratégie. Selon la position des boules, il faudra décider si l’on s’approche du cochonnet (pointer) ou si l’on déplace une boule de l’adversaire pour l’en éloigner (tirer). Le but est d’approcher le plus de boules possible du cochonnet pour récolter 13 points. «Ça exige de la concentration, de la précision et de l’adresse. Il faut aussi savoir d’adapter et avoir l’esprit d’équipe.» Pierre Hébert s’estime bon joueur, mais il pourrait s’améliorer, admet-il. «Il me faudrait pour ça mettre les bouchées doubles, et c’est difficile puisque je suis aussi membre d’un club d’échecs à Montréal et que je fais du bénévolat.» De plus, à titre de président et de capitaine, il aime bien prendre soin de son groupe, lui accorder du temps. 

Le grand avantage de ce jeu est qu’il est ouvert à tous et qu’il s’adapte à la condition physique de chacun. «Une de nos membres a joué longtemps en fauteuil roulant, et une autre, arthritique, joue avec des boules plus légères», souligne le président. On comprend que ce loisir soit devenu si populaire au Québec. Les boulodromes de multiplient, et de plus en plus de terrains sont aménagés dans les parcs, pour les clubs et les groupes d’amis. «Sans compter que ça coûte trois fois rien, ajoute M. Hébert. Il est difficile de résister une fois qu’on a commencé. On fait de l’exercice, on rencontre des gens qui deviennent souvent des amis.» Et, faut-il le répéter, on s’amuse!

Comment s’initer

Où jouer 

Il existe au Québec une trentaine de clubs membres de la Fédération de pétanque du Québec, répertoriés sur le site www3.petanque.qc.ca, 514 252-3077. 

Par exemple, à Laval: Les voisins de Laval, 450 975-9617 (Pierre Hébert); à Québec-Vanier: Boule-O-d’Or, 418 681-9623. S’y ajoutent plusieurs clubs non fédérés, tels que, à Montréal, Les Boules de l’Île, 514 642-1452 (Cécile Lessard). 

Diverses associations de retraités, plusieurs résidences et des groupes communautaires s’y sont mis aussi. En été, on joue par exemple au parc La Fontaine, à Montréal, au parc Saint-Claude, à Laval, et au parc Saint-Georges, à Pointe-aux-Trembles. 

Matériel  

Il faut 2 boules par joueur. On les choisira adaptées à sa main, en considérant aussi le poids, la dureté et la texture. 

Boules de sport-détente réglementaires Obut:  6 pour 52$. On voudra aussi une lingette pour les essuyer (2$), un ruban à mesurer et un sac aux courroies solides pour le transport. Tout ce matériel, ainsi que le Livre des règlements (7$), est vendu à la boutique de la Fédération de pétanque du Québec, 4545, av. Pierre-De-Coubertin, Montréal, www.petanque.qc.ca. On trouve aussi des boules non réglementaires dans les grandes surfaces. 

À lire 

  • Pétanque: la passion du jeu, par Christophe Casazza. Richement illustré, l’ouvrage présente l’histoire de ce sport, les caractéristiques du jeu, les règles et les astuces. Éd. Hugo & Cie. 
  • Revue Pétanque Mag, publication annuelle, Fédération de pétanque du Québec.

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