Je ne doute plus de ma valeur

Je ne doute plus de ma valeur

Par Ève Martel

Crédit photo: Laurence Labat

L’expérience grandit avec nous. Mais en reconnaît-on la richesse?

En février dernier, en franchissant le cap de la cinquantaine, j’entrais dans une nouvelle catégorie: celle des gens avec assez d’années derrière la cravate pour avoir acquis de l’expertise dans divers domaines. Et je ne parle pas uniquement d’expérience professionnelle. Pour ma part, je sais voir venir les choses. J’ai de l’intuition. J’assume qui je suis vraiment. Et je connais le secret de la meilleure sauce à spaghetti. (Scoop: c’est un soupçon de sirop d’érable!)

Il y a toutefois des sphères où j’ai tendance à revenir un pas en arrière à cause de mon âge. Suis-je encore assez branchée pour faire le métier que je fais sur le web? Mes réflexes sont-ils encore les bons? Suis-je assez en forme pour continuer à accomplir les mêmes activités? Depuis le grand 5-0, j’ai posé un regard réaliste sur ma vie et j’ai ajusté le tir tout de suite. Mes objectifs: comprendre que mon identité est la même, partager mes ressources et garder ma confiance en moi encore longtemps. Je partage ici des actions pour aider à cesser de nous dénigrer nous-même.

 

Se positionner en mentor

Si nos intérêts ne sont pas nécessairement au diapason des dernières tendances, notre vécu est inestimable. Ne l’oublions pas et faisons profiter la relève de nos connaissances. De mon côté, je fais du coaching auprès de jeunes débutantes voulant travailler dans le même domaine que moi. De cette façon, je leur offre mon soutien, et en échange, elles me gardent allumée sur les sphères émergentes de mon métier. Cela peut aussi se faire simplement au niveau des connaissances générales, par exemple, en animant un atelier de cuisine dans un centre communautaire ou en révélant nos trucs de jardinage à nos petits-enfants. Dans tous les cas, partager son expertise en s’amusant est un baume qui augmente automatiquement l’estime de soi.

 

Accepter le changement sans jouer un personnage

On trouve parfois difficile d’accepter les limites de notre corps qui change. Les petits bobos ou les troubles de santé plus sérieux peuvent nous épuiser, diminuer nos envies de sorties et nous faire ressentir une perte de contrôle. Pour ne pas déranger ou par orgueil, il nous arrive de taire ces changements à nos proches. C’est aussi risqué qu’épuisant!

N’hésitons pas à en parler. Cela nous aidera à mieux nous ajuster à notre nouvelle réalité. Je pense à mon papa, qui nous a expliqué que son niveau d’énergie a baissé depuis qu’il a vaincu un cancer. On comprend alors très bien quand il doit nous quitter pour faire une sieste, même pendant une réunion de famille.

 

Réaliser que nos voix sont importantes

Partout dans le monde, la voix des aînés fait résonner traditions, culture et sagesse. Oui, la vie moderne est moins propice aux échanges qu’autrefois. Néanmoins, cela ne réduit en rien la pertinence des opinions et des propos. Apprenons à échanger sans crainte d’être vieux jeu. Posons des questions, restons curieux et célébrons ensemble qui nous sommes et qui nous serons.

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