Je demande de l’aide sans gêne

Je demande de l’aide sans gêne

Par Ève Martel

Crédit photo: Laurence Labat

Nous méritons tous de recevoir du renfort. Mais osons-nous le demander?

Faire les courses. Déchiffrer les paramètres d’un nouveau téléphone. Prendre un bain. Certaines tâches demandent parfois un coup de main extérieur, sans qu’on ait à en ressentir de l’embarras. Comment, toutefois, ignorer ce sentiment de culpabilité qui nous habite quand on a besoin d’aide pour effectuer un travail qu’on ne peut plus faire seul? Comment ne pas avoir l’impression d’être un fardeau, d’accaparer nos proches? L’aide dont on a besoin peut être émotive aussi. Elle peut suivre un deuil, une convalescence ou simplement une perte d’autonomie. Je crois que la solution commence par accepter que notre réalité change tranquillement quand on vieillit ou quand on fait face à une maladie. Plutôt que d’être paralysé par ces changements, allons chercher du soutien. Sans culpabilité!

 

Se créer une garde rapprochée

Enfants, amis, voisins… On ne réalise pas toujours à quel point on est entouré de gens qui veulent notre bien. Si on a la chance d’avoir un groupe de proches prêts à nous assister, on bénéficie déjà d’une longueur d’avance. Le plan est d’identifier ceux qui peuvent nous offrir leur temps et leurs mains pour rendre notre vie plus simple et organisée, et pallier nos limites physiques s’il y a lieu. En veillant, bien sûr, à ne pas tout demander à la même personne. Une mauvaise répartition des tâches au sein d’une famille pourrait causer de la rancune dans la fratrie. Mieux vaut établir dès le départ une bonne communication pour éviter les situations fâcheuses. Et on n’hésite pas à remercier nos anges gardiens!

 

Exprimer nos besoins en demeurant réaliste

Il y a une différence entre du soutien occasionnel et une prise en charge totale de notre vie! En clarifiant nos attentes, on évite d’avoir l’impression de trop en demander et on préserve nos liens avec nos aidants. Pour y arriver, on peut élaborer avec eux un plan précis et déterminer la durée des moments où l’aide est nécessaire.

D’autres questions à se poser ensemble: A-t-on besoin de soutien de manière récurrente? Comment gérer les coûts liés à certains services rendus, comme aller à l’épicerie? Est-il possible d’embaucher quelqu’un pour couvrir une partie des rôles? Pas de devinette, pas de malaise!

 

Prendre la main tendue

Il arrive qu’on soit trop timide pour accepter l’aide offerte. Or, si les gens nous le proposent, c’est qu’ils ont notre bien-être à cœur. N’oublions pas que dire oui peut aussi simplifier la vie de ceux qui nous aiment, car cela les rassure sur notre bonheur et notre confort!

 

Pour trouver du soutien:

· j’identifie les candidats potentiels

· j’exprime clairement mes besoins

· je dis oui à ceux qui m’offrent de l’aide.

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Le billet de Linda Priestley, Rédactrice en chef

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