Garder son calme en toute circonstance

Garder son calme en toute circonstance

Par Jacqueline Simoneau

Crédit photo: iStockphoto.com

«Un peu de patience, s’il vous plaît!» Combien de fois vous a-t-on répété cette phrase? Souvent, sans doute. Mais rassurez-vous: vous n’êtes pas seul à avoir de la difficulté à garder votre calme dans certaines circonstances. Dans notre société hyper exigeante et performante, l’impatience est devenue collective. Elle est souvent même synonyme d’efficacité et de productivité. L’immédiateté est considérée comme la norme. On veut tout, tout de suite.

Et les nouvelles technologies ont amplifié le phénomène. On peut désormais communiquer subito presto avec n’importe qui, n’importe où et à n’importe quel moment. On peut aussi acheter directement sur Internet ou y faire nos transactions bancaires. Conséquence: on ne supporte plus d’attendre et on perd son calme facilement. Quand on se retrouve dans une file, un embouteillage ou encore en attente d’une personne ou d’une information, on est de moins en moins tolérant, particulièrement si on est doté d’un caractère prompt ou bouillant: on ne peut s’empêcher de tempêter, même si l’on sait pertinemment que les choses n’avanceront pas plus vite! Le pire, c’est que ceux qui sont l’objet de nos impatiences répétées finissent par s’impatienter contre nous, ce qui nuit évidemment aux relations. Il est grand temps de remettre la patience au goût du jour.

Apprenez la tolérance

Les personnes impatientes ont souvent l’impression de rater ou de perdre quelque chose. En étant conscient de cela, vous pourrez reprogrammer votre pensée pour qu’il en soit autrement. La prochaine fois que vous sentirez poindre des signes d’impatience, demandez-vous ce que vous perdez réellement.

Est-ce si grave d’arriver 15 minutes plus tard à la maison en raison du trafic, ou de ne pas obtenir illico l’information demandée? L’attente peut être désagréable, d’accord. Mais rarement dramatique. Celui qui doit sortir les ordures ne le fait pas au moment exact où on aimerait qu’il le fasse? Et après? Stresser ou hurler ne changera rien à la situation ni au résultat. Une fois ce fait accepté, on se sent déjà plus détendu, plus tolérant face aux autres ou à une situation donnée, et l’attente paraît automatiquement plus supportable.

Prenez conscience de votre jugement envers les autres.

Reconnaissez que chaque personne a des limites, des forces et des faiblesses. Personne n’est parfait… pas même vous! Devant une personne qui nous rend impatient, il vaut mieux accepter l’inéluctable: les gens ne réagissent pas nécessairement comme nous aux situations, ne pensent pas toujours comme nous, ne travaillent pas de la même façon et ne sont pas tous dans l’urgence. Reconnaissons que cela n’en fait pas des incompétents ou des idiots pour autant. Aussi bien se résigner: leur manifester de l’impatience ne les changera pas. 

Quand les choses ne dépendent pas de soi et qu’on ne peut rien y faire, on lâche prise. Un truc efficace: contrôler son impatience en s’occupant l’esprit. On est dans une file d’attente au supermarché et un Roger Bontemps jase avec la caissière tout en calculant lentement sa monnaie? Ce n’est pas cinq minutes de plus qui feront une différence. Plutôt que de frôler la crise de nerfs, pourquoi ne pas en profiter pour planifier son week-end, écouter ses airs préférés sur son iPod, feuilleter un magazine ou tout simplement rêver aux prochaines vacances? Ainsi, on n’aura pas l’impression d’avoir perdu son temps.

Évitez les sources d'impatience

Évitez les situations et les endroits qui sont sources d’impatience, comme les grands magasins le samedi. Impossible? Mais vous savez que vous risquez d’y perdre votre calme. Aussi, devancez le problème en imaginant à l’avance des scénarios qui vous permettront d’être plus zen le moment venu. Une bonne stratégie: faire preuve d’humour face à vous-même et à la situation. 

Voyez le côté positif des choses

Au lieu de perdre patience et de râler – ce qui risque de mettre une ombre sur le reste de votre journée –, voyez le côté positif des choses. Par exemple, pensez au bon moment que vous passerez avec la personne que vous attendez, au lieu de maugréer contre elle en pensant que vous auriez dû rester chez vous. Au boulot, utilisez les temps d’attente pour prendre du recul afin d’analyser votre travail, de le peaufiner et de mûrir vos décisions. Si vous devez traverser des ponts et des rues achalandés pour vous rendre au travail, essayez de planifier vos déplacements avant ou après les heures de pointe. Sinon, on se fait une raison en se disant: «Je sais qu’il y aura des embouteillages, mais je n’ai pas le choix. Je vais en profiter pour apprendre l’italien ou simplement faire le plein de silence. Je vais savourer le moment présent avant de retrouver la frénésie du quotidien.» Finalement, ça se passera sans doute mieux qu’on l’avait d’abord imaginé!

Respirez, ça calme!

Dès que vous sentez l’impatience vous gagner, prenez de lentes et profondes respirations – si possible les yeux fermés en faisant le vide. La pression de l’impatience tombe et on retrouve la maîtrise de soi. D’autres trucs gagnants: évacuer ses mouvements d’impatience en serrant une balle antistress placée en permanence dans sa poche ou son sac, ou encore placarder sur le mur de son bureau une affiche présentant un paysage qui rappelle les dernières vacances: on y plonge quand on en ressent le besoin. Simple, mais ça marche!

Merci à Brigitte Hénault, psychologue, pour sa collaboration. 

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