Fêter autrement

Par Jacqueline Simoneau

Pour Jean-Yves Thibault et Denise Filion, le jour de l’An se vit en famille, mais pas toujours de façon traditionnelle. Tous les deux ans, les frères et les soeurs de Jean-Yves, ainsi que les enfants et les petits-enfants de chacun, se retrouvent à une base de plein air des Laurentides pour célébrer la nouvelle année. Au total, près de 80 personnes!

«Le but, c’est de profiter de la présence de chacun, sans avoir à vivre le stress des préparatifs, explique Denise. Les repas sont en effet inclus dans le prix, ainsi que la présence d’un animateur et d’un DJ. Ne reste plus qu’à nous amuser. Les gens arrivent le 31 décembre et quittent le 2 janvier. Mais pas question de rester inactifs. Les après-midi sont consacrés aux activités extérieures avec les enfants. Au programme : glissade, pêche blanche, patinage sur glace, raquette, activités d’arbre en arbre, etc. Quand il pleut (c’est déjà arrivé!), on se rabat sur des jeux de société. Tout le monde participe. C’est une belle façon de créer une complicité et des liens forts entre les adultes et les enfants. J’adore ces moments joyeux. Puis, avant les célébrations du 1er au soir, il y a l’incontournable marche aux flambeaux et, au retour, l’immense feu de joie. On chante autour du feu. Certains racontent des histoires. C’est magique. La fête se poursuit ensuite à l’intérieur avec le repas, les jeux et la danse. Ces jours de l’An deviennent pour nous des souvenirs inoubliables. Cette année, on y retourne. On sent déjà de la fébrilité dans l’air. On a vraiment hâte.»

Fêter autrement: chalet et surprises!

Le sens de la fête, Sylvie Bourassa et Michel Vézina ont ça dans le sang. C’est toutefois au jour de l’An que leur belle folie s’éclate, pour le plus grand plaisir de leurs invités. C’est à leur chalet, au coeur des Laurentides, que tout se passe... 

«Il y a trois ans, nous avons décidé de recevoir des proches et des amis pour le jour de l’An, raconte Sylvie. Mais nous ne voulions pas d’une fête où les gens se contentent de boire, manger et jaser. Alors, nous y avons mis un peu de magie. Au moment de l’invitation, nous avons simplement mentionné à nos invités de s’habiller chaudement et d’arriver l’après-midi du 31 décembre. Le reste, c’était une surprise. Le moment venu, nous avons monté un neuf trous de golf sur le lac gelé! Pour ce faire, on a entre autres bricolé des fanions orange fluo, créé de petits monticules où les planter et acheté des balles de golf fluorescentes. Tout ça a exigé de la planification et du travail, mais à voir l’excitation de nos invités en découvrant le parcours de golf, ça valait le coup. Nous étions tout aussi excités.» 

«L’an dernier, nous avons mis la barre un peu plus haut. Encore une fois, nos invités ignoraient ce qui les attendait. Cette fois-là, nous avons enregistré la musique de Mission impossible, puis, au son de celle-ci, mon mari est entré tout de noir vêtu, avec ses lunettes de soleil, pour leur transmettre leur mission: se rendre jusqu’au village de Saint-Donat pour participer à un rallye pédestre. Nous avons remis à chacun une feuille d’indices, un appareil pour qu’ils photographient certains objets, et le lieu de ralliement. Quel après-midi! Au retour au chalet, une autre surprise les attendait à l’extérieur : un bar de glace! Mon mari a mis une semaine à fabriquer les blocs de glace et le plateau, mais c’était génial. Pendant l’absence des invités, il a allumé des lampions et de grandes torches, fait un feu et installé de l’éclairage dans un arbre. Et c’est à la brunante, dans ce décor féerique, que nous avons pris l’apéro.» 

«Cette année, il y aura un autre rallye, mais aussi un trois trous de golf, un mini-golf, un jeu de poches et un tour de calèche. Après les activités extérieures, suivent le souper traditionnel, les jeux et l’échange de cadeaux chinois (chacun emballe un objet dont il ne se sert plus, mais qui est toujours utilisable). À minuit, on ouvre le champagne. Les gens couchent au chalet. Alors, le lendemain, tous se retrouvent autour d’un bon déjeuner. La préparation de la fête nous rend très fébriles. Nous avons hâte de faire découvrir nos surprises à nos invités. Ceux-ci sont d’ailleurs tout aussi enthousiastes. Ils posent plein de questions pour tenter de découvrir ce que nous mijotons. Leur plaisir nous motive. C’est une belle façon d’entamer l’année en compagnie de ceux qu’on aime.» 

Fêter autrement: partage auprès des enfants

Nicole Pouliot s’était toujours dit que, à sa retraite, elle ferait du bénévolat. Chose dite, chose faite. En mai 2011, elle est devenue bénévole à l’hôpital Sainte- Justine de Montréal. Le Noël suivant, elle participait, en tant que bénévole, à la «Journée de Noël». 

«Vivre Noël à l’hôpital n’a rien de réjouissant, encore moins pour des enfants. J’avais donc envie de donner un peu de mon temps pour leur faire oublier, ne serait-ce que quelques heures, leur maladie. Pour les personnes hospitalisées, une attention particulière peut tout changer dans les moments difficiles. Puis j’adore les enfants. Les miens sont adultes et en santé. Ils sont privilégiés. Alors, je veux offrir des petits moments de bonheur à ceux qui en ont le plus besoin. À Noël, l’ambiance est très festive. Il y a le père Noël, la Fée des étoiles, une chorale... Le rôle des bénévoles, c’est principalement de trier les cadeaux, de les mettre sur des chariots et de les distribuer aux enfants hospitalisés. Quel plaisir de voir leurs sourires et l’émerveillement dans leurs yeux! On jase aussi avec les parents et les petits. Ça crée de beaux moments. Je me rappelle notamment ce jeune homme d’environ 17 ans alité au service d’hématologie. Pendant que j’étais à ses côtés, un chanteur est venu s’exécuter juste pour lui. C’était très émouvant. Tous ces moments me comblent.»  

«Au fond, j’en retire autant de bénéfices, sinon plus, que les jeunes malades. Je croyais donner, mais j’ai reçu davantage. C’est très satisfaisant et enrichissant. Sans compter que cela ne m’empêche pas de célébrer le 24 et le 25 en soirée avec ma famille. C’est possible de combiner les deux, puisque la fête à l’hôpital se termine vers 16 heures. Cette année, je renouvelle l’expérience.» 

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