Proche aidant: comment trouver de l’aide

Proche aidant: comment trouver de l’aide

Par Jessica Dostie

Crédit photo: Photo by Joshua Hoehne on Unsplash

Nicole Dagenais a su prendre soin de son père jusqu’à son décès, en juin 2021, tout en gérant l’immeuble à revenus dont il était propriétaire. Elle n’aurait toutefois pu y arriver sans un accompagnement inédit, alliant formations et groupe de soutien, qu’elle a découvert l’année dernière.

Le père de Nicole Dagenais, Robert, a commencé à montrer des signes précurseurs de la maladie d’Alzheimer vers 2015 ou 2016, estime la Montréalaise de 62 ans. «L’Alzheimer, on ne sait jamais précisément quand ça commence, c’est très insidieux comme maladie.» Officiellement, le diagnostic est tombé quelques années plus tard, en février 2020. «La travailleuse sociale avait fait un plan d’intervention avec des visites de compagnie et des activités au centre de jour, mais on n’a même pas eu le temps de commencer… le gouvernement avait tout fermé à cause de la COVID.»

En dépit du contexte de crise sanitaire, Nicole Dagenais n’a pas manqué de soutien, tant de la part des intervenants du milieu de la santé que de la Société Alzheimer (alzheimer.ca). L’organisme a d’ailleurs su se renouveler durant la dernière année en mettant sur pied de nouveaux services virtuels destinés entre autres aux proches des personnes atteintes de la maladie.

«J’ai eu accès à des outils en ligne, des vidéos par exemple, qui m’ont beaucoup aidée à devenir une meilleure aidante, à dédramatiser la maladie et à mieux en comprendre les symptômes. Et chaque fois qu’ils proposaient une formation, je m’inscrivais. Je les ai toutes faites, je pense!»

 

Une histoire de famille

Avant même le diagnostic, Nicole Dagenais a pu compter sur sa fille, alors étudiante au cégep, qui s’était installée chez son grand-père. L’octogénaire habitait alors un appartement dans l’immeuble à revenus qui lui appartenait. «Pendant trois ans, ma fille était là pour assurer sa sécurité au quotidien», explique Nicole, qui les visitait régulièrement.

À cette même époque, Robert Dagenais lui a confié la gestion de son immeuble locatif. Au-delà des responsabilités immobilières qu’elle assumait pour la première fois se sont ajoutés les défis de la maladie. Parce qu’en dépit de ses symptômes – pertes de mémoire, confusion, paranoïa –, son père avait encore la forme et tenait à son indépendance. «Un jour, ça allait et le lendemain, ça n’allait plus. Il oubliait qu’il avait signé une procuration. À un moment, c’est devenu très difficile.»

Comment a-t-elle quand même pu tout concilier, surtout en temps de pandémie? «Le secret, c’est de prendre du temps pour soi, répond cette adepte de la marche au grand air. Si tu veux bien t’occuper d’une personne en perte d’autonomie, commence par prendre soin de toi.» C’est là l’une des choses qu’elle a apprises grâce à ces formations.

Sa grande chance, c’est d’avoir pris sa retraite juste au moment où son père a eu davantage besoin d’elle. «Disons que ça me laissait le temps de souffler. Je lève mon chapeau à ceux et celles qui sont proches aidants et qui doivent encore travailler à temps plein.»

 

Nicole en bref

• Pour se ressourcer et passer à travers la pandémie tout en s’occupant de son père, Nicole a pris le temps de méditer, de lire et de participer aux webinaires et au groupe de soutien, deux services de la Société Alzheimer de Montréal.

• Grande amatrice de théâtre, elle a aussi écouté quelques pièces à la radio, «à défaut d’y être en présentiel!»

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