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Enfin!

Crédit photo: Laurence Labat

Quelle année nous avons eue, mes amis!

J’utilise ce terme avec tout son sens, car traverser cette pandémie ensemble nous aura rapprochés. Face à la menace commune, notre société a été forcée de mettre son individualisme sur pause, redonnant à la collectivité sa place privilégiée: penser à autrui plutôt qu’à soi; quand on est chanceux d’avoir encore un emploi, tendre la main à ceux qui le sont moins; prendre conscience des liens qui nous unissent à nos proches alors qu’il faut les tenir à distance, se donner le temps de leur parler; se dire les vraies affaires sans attendre...

Ce dernier édito de 2020 sera donc partagé, comme Bel Âge. En effet, notre magazine, c’est non seulement une chaleureuse communauté, mais aussi une merveilleuse équipe qui a dû se retourner très vite en mars dernier, apprendre à collaborer de loin et trouver des moyens de faire face à la situation. Ce que cette année très particulière leur aura appris? «À apprécier ce que j’avais déjà! Aussi à faire davantage confiance», répond Natalia.

«Composer avec la pandémie, le confinement, le télétravail... je me savais forte, mais 2020 m’a montré à quel point je le suis», ajoute Shamira.

«Pour ma part, j’ai surtout appris à moins tenir les choses pour acquises, à m’écouter davantage et à prendre soin des gens qui m’entourent, confie Pascale. De plus, j’ai réalisé, avec toutes les belles initiatives dont nous avons été témoins, que l’humain est capable de grandes choses collectivement, ce qui m’a aidée à croire qu’au final, il y a encore du bon et du beau.»

Même résilience du côté de Sylvie: «Ce fut une année d’introspection et de découvertes pour moi. Avec le confinement, j’ai ressenti le besoin de m’isoler: j’avais de moins en moins envie de sortir, même pour une simple marche. Ensuite, je suis passée à l’étape de la tristesse, pour me rendre compte finalement à quel point j’avais besoin des gens. J’ai eu la confirmation très forte que ma famille, mes amies, ma vie sociale étaient des éléments primordiaux dans ma vie. À tel point que j’ai dû me raisonner pour ne pas craquer, surtout dans la deuxième vague. Je m’ennuie beaucoup de mes petits-enfants et de mon fils... Une chance que j’ai mon chum à mes côtés! Mais maintenant ça va, je me dis que tout cela se terminera à un moment donné.»

Un cheminement partagé par Sandrine: «2020 m’aura appris que ça peut toujours aller plus mal. Constat pessimiste certes, mais qui m’a aussi menée à apprendre que, même dans les mauvais moments, il existe de la lumière et que, malgré les écueils, le beau temps finit toujours par revenir.»

Linda, elle, souligne notre force à tous: «Ma plus grande leçon cette année? Découvrir qu’ensemble on peut accomplir des choses extraordinaires et traverser les pires tempêtes. La preuve: notre rassemblement virtuel On jase-tu?, où des gens de tous les milieux et tous les âges ont uni leurs voix et leurs efforts pour s’encourager et soutenir les personnes les plus vulnérables.»

Je laisse le mot de la fin à notre directrice artistique, Francine: «Cette année rocambolesque m’a appris sur moi: que je dois trouver des façons de décompresser un peu plus. Sur mes proches: qu’ils ont tous une force incroyable, je suis si fière d’eux! Sur la société: j’ai trouvé fascinant et encourageant de voir les gens s’entraider, trouver des façons de faire les choses différemment pour être bien. Sur la vie: cela nous a fait prendre encore plus conscience qu’elle est fragile, il faut en profiter au max.»

Oui, en 2021, savourons, profitons ensemble, tant et tout ce que nous pouvons! Bonne année à tous! Et bonne, elle le sera, puisqu’elle nous apporte déjà une certitude, enfin: celle d’un vaccin!

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Le billet d'Aline Pinxteren, rédactrice en chef

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