Dites don!

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Par Linda Priestley

Crédit photo: Laurence Labat

Étant donné le titre Devenez un donneur avisé sur la page couverture de ce numéro et le temps des Fêtes qui approche, vous avez peut-être pensé: «Bon, on la voit venir avec ses gros sabots de rennes, elle va nous parler de charité.» Eh bien, oui, vous auriez eu raison. Précision, toutefois: il s’agit dans ces lignes de bienfaisance envers soi.

Parce qu’on donne et on se donne en masse. Au travail, dans la famille, avec nos amis… Dans la communauté et davantage. Côté donation aux œuvres caritatives, les chiffres le prouvent: nous sommes de plus en plus généreux, sans doute inspirés par la pandémie. Et si celle-ci nous a ralentis, bien malgré nous, dans nos efforts bénévoles, nous voulons néanmoins encore et encore mettre l’épaule à la roue pour aider notre prochain. Du soutien, beaucoup de gens en ont grand besoin. Et nous, ça nous fait plaisir!

Mais se donner à soi est également essentiel au mieux-être, le nôtre et celui de tous. Pour la tape sur l’épaule, certes, mais surtout pour se faire du bien. Les voyages, les repas gastronomiques, les sorties sont autant de façons de se gâter. Vous retrouverez également dans les pages de ce magazine des thérapies chouettes et championnes pour le moral.

Il y a aussi les petites offrandes du quotidien, dont on peut abuser sans gêne, puisqu’elles sont gratuites. Comme l’heure du réveil. «Le bonheur est un choix qu’on fait chaque matin en ouvrant les yeux et qu’on prend conscience de notre respiration», dit sagement Christine Lapointe, directrice artistique. Parlant de… On peut également retrouver cette capacité à respirer comme un bébé, confiant dans la vie. Cette respiration intuitive qui oxygène tout notre système et nous remet d’aplomb à n’importe quel moment de la journée.

Rire et sourire mettent aussi de bonne humeur, et sont contagieux. Encore plus simple: boire de l’eau. Bien hydratés, on se sent… moins noyés par nos soucis. N’oublions pas toutefois que l’eau est un bien précieux, dont bon nombre de gens dans divers pays ne peuvent profiter aussi aisément. Et hop! Nous voilà ramenés à notre fibre humanitaire.

Il y a aussi ce don qu’on peut s’offrir: l’aptitude à être ou à se sentir comblé en sachant que d’autres n’ont pas cette chance ou vivent dans la souffrance. L’empathie sans la culpabilité. À cet effet, je vous propose deux lectures d’Esther Laforce: Occuper les distances et Tombée, aux éditions Leméac, où l’auteure québécoise raconte son déchirement entre sa joie et la douleur d’autrui. Un apprentissage pas facile, on en convient, mais incontournable si on veut donner du bonheur aux autres… et le semer à tous vents.

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