Compagnons pour la vie

Compagnons pour la vie

Par Aline Pinxteren, Rédactrice en chef

Crédit photo: Photo: Laurence Labat; maquillage-coiffure: Sylvy Plourde

Ils ont été rattrapés in extremis par le voisin, mais cela ne m’a pas empêchée de fuir tout canidé pendant de longues années (même les Yorkshires, alors que je fais un bon six pieds… c’est dire!). Les animaux, je les aimais de loin, sauvages dans les forêts ou sagement tenus en laisse, sans jamais vraiment prendre la mesure de l’affection que d’autres autour de moi leur portaient. Puis, la chatte siamoise de ma meilleure amie a croisé ma route. Je voyais leur lien si spécial, fil rouge de 17 belles années de vie et de souvenirs partagés... Quand Akasha a dû être endormie (ses reins ne fonctionnaient plus), mon amie a eu l’impression qu’une partie de son âme s’envolait. Une affection profonde qu’elle est loin d’être la seule à éprouver! 

Il faut dire que nos compagnons à quatre pattes prennent de la place dans nos vies, guérissant les peines, pansant les solitudes. D’après les intervenants, «Que va devenir mon animal?» est une des questions le plus souvent posées quand il faut partir vivre en résidence, avec tout le déchirement qu’elle sous-tend. Sans un chat ou un chien qui leur fait la fête le soir quand ils rentrent ou qui les force à bouger pour lui donner à manger ou l’emmener se promener, combien se laisseraient complètement aller? Une étude japonaise a d’ailleurs prouvé qu’un chien et son maître, quand ils se regardent dans les yeux, se mettent à produire d’un coup beaucoup d’ocytocine, l’hormone de l’attachement, avec une grande sensation de bonheur à la clé. 

L’été dernier, aux États-Unis, on a remis une médaille de bravoure à un chat exceptionnel qui avait foncé sur un gros chien en train de mordre un petit garçon de 3 ans. Dans la vie de tous les jours, tellement d’animaux en mériteraient autant! De Doudoune, qui alerte sa maîtresse aux poumons malades quand sa respiration devient trop saccadée, à Puddy, dormant à deux pouces du visage de son maître pour être au plus près de lui, en passant Sacha, qui a si bien su se faire une place dans la famille qu’elle a son propre bas de Noël, ou Arthur, qui y va d’un petit coup de langue sous l’oreille de son malade avant le dodo pour lui signifier qu’il veille sur lui... 

Et vous, quels sont les petits gestes de votre chat ou de votre chien qui vous font vous sentir bien au quotidien? On a hâte de vous lire... Écrivez-moi, nous publierons les plus beaux témoignages!

Aline Pinxteren, rédactrice en chef

aline.pinxteren@lebelage.ca

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