Comment gérer les certificats de placement garanti (CPG)

Comment gérer les certificats de placement garanti (CPG)

Par Ronald Mackenzie

Crédit photo: iStockphoto.com

Les certificats de placement garanti (CPG) ont séduit de nombreux épargnants, après la crise financière et boursière de 2008. C'est votre cas? Voici comment tirer le maximum de ces produits.  

Vous avez tourné le dos aux actions et aux fonds de croissance pour vous réfugier dans des produits sûrs, comme les certificats de placement garanti (CPG)?  Et vous les détenez toujours? L’ennui, c’est que les CPG rapportent peu par le temps qui court, souvent moins de 2% par année. Mais il y a moyen d'en tirer le maximum.

Gestion des CPG: échelonnez les échéances

Les autorités monétaires canadiennes ont indiqué à plusieurs reprises que les taux d’intérêt allaient finir par monter. Si vous détenez des CPG, c’est une bonne nouvelle, car lorsque vous renouvellerez vos titres, on vous offrira de meilleurs taux. Ce ne sera rien pour casser la baraque, mais c’est mieux qu’une baisse. Une méthode éprouvée de bonne gestion des CPG consiste à échelonner l’échéance des placements, de manière à profiter de la hausse des taux sans courir de risque. 

Par exemple, si vous avez 10 000$ à reconduire, vous pouvez placer:

  • 4 000$ dans des CPG de 1 an (autour de 1,00%).
  • 3 000$ dans des CPG de 2 ans (autour de 1,15%).
  • 3 000$ dans des CPG de 3 ans (autour de 1,30%).

Cette stratégie procure de la souplesse, car, au cours de chacune des trois prochaines années, vous aurez un CPG qui viendra à échéance. Vous pourrez alors le renouveler à votre gré ou l’utiliser à d’autres fins. En outre, l’échelonnement des placements facilite la planification budgétaire. Notez que les taux dont nous venons de parler sont indicatifs; certaines institutions financières peuvent offrir davantage.

Les fonds communs d'obligations

Si vous détenez des fonds communs d’obligations, la haussedes taux d’intérêt n’est pas une bonne nouvelle. En effet, le rendement de ces fonds fluctue à l’inverse des taux d’intérêt: si ces derniers montent, le rendement des fonds baisse, et vice versa. Dans le contexte actuel, il faut y penser à deux fois avant d’investir dans des fonds d’obligations. N’oubliez pas: ces produits ne sont ni sûrs ni garantis, et ils ne comportent pas d’échéance. Si vous vendez vos parts au mauvais moment, vous pourriez perdre de l’argent.

Diversifier un portefeuille de placements

La diversification des placements repose sur un principe simple: vous ne devez pas mettre tous vos œufs dans le même panier. En effet, si votre portefeuille contient divers types de produits financiers, vos chances sont meilleures d’en avoir quelques-uns qui performent bien pendant que les autres font un passage à vide.

Il existe toutes sortes de méthodes pour diversifier un portefeuille de placements. Le nombre et les sortes de produits qu’il peut contenir dépendent de votre tolérance au risque et de votre horizon de placement.

Quatre types de gestion de portefeuille

À titre d’illustration, voici quatre types de portefeuilles diversifiés en fonction de la tolérance au risque. Notez que les titres à revenu fixe comprennent les fonds d’obligations, les CPG et/ou les obligations d’épargne.

1. Profil sécuritaire

  • 65% de titres à revenu fixe.
  • 35% de fonds du marché monétaire.

Ce portefeuille vous mettra à l’abri des tempêtes boursières. Les titres à revenu fixe détiennent habituellement des obligations négociables et des actions privilégiées de grandes entreprises. Les fonds du marché monétaire, eux, se composent de bons du Trésor du gouvernement du Canada, d’obligations de grandes entreprises et d’acceptations bancaires. Les portefeuilles sécuritaires ne procurent qu’une faible protection contre l’inflation. 

2. Profil modéré

  • 65% de titres à revenu fixe.
  • 20% de fonds d’actions canadiennes.
  • 15% de fonds d’actions internationales.

Si vous recherchez un peu de croissance, un portefeuille modéré devrait vous convenir. Ici, on remplace les titres du marché monétaire par des fonds d’actions, que vous diversifiez en retenant des produits à contenu canadien et international. Soucieux de préserver votre capital, vous gardez la majeure partie de vos placements (65%) en titres à revenu fixe. 

3. Profil équilibré

  • 45% de titres à revenu fixe.
  • 30% de fonds d’actions internationales.
  • 25% de fonds d’actions canadiennes.

Les investisseurs «équilibrés» sont habituellement plus tolérants au risque. Leur horizon de placement est de plus de 5 ans. On recommande alors de réduire de 65% à 45% la pondération de titres à revenu fixe. Puis on va de l’avant avec des fonds d’actions internationales, qui composent maintenant 30 % des placements. On ajoute aussi du poids aux fonds d’actions canadiennes. 

4. Profil croissance

  • 45% de fonds d’actions internationales.
  • 30% de fonds d’actions canadiennes.
  • 25% de titres à revenu fixe.

Attendez-vous à de la volatilité, mais aussi à des rendements qui peuvent être attrayants. Comme vous pouvez le constater, 75% de ce portefeuille consiste en fonds d’actions. Cette diversification dynamique ne s’adresse qu’aux épargnants qui ont de nombreuses années d’épargne devant eux et qui ne souffrent pas de vertige quand les marchés boursiers font des montagnes russes.

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