Soulager son système digestif

Soulager son système digestif

Par Jacqueline Simoneau

Crédit photo: iStockphoto.com

Reflux gastrique

Il se produit quand une partie du contenu acide de l’estomac remonte dans l’œsophage. Ce reflux est attribuable à une faiblesse du sphincter, sorte de petit clapet situé entre l’œsophage et l’estomac. Plus on vieillit, plus la prévalence augmente.

Symptômes. Une sensation de brûlure au centre de la poitrine qui peut irradier vers le haut et une régurgitation des aliments et des liquides, parfois jusque dans la gorge, qui peut laisser un goût âcre dans la bouche. Les reflux chroniques peuvent entraîner des complications, dont une œsophagite et une hémorragie de l’œsophage.

Traitement. Les reflux occasionnels peuvent être soulagés avec des antiacides (Tums, Rolaids, Maalox) offerts en vente libre. Ceux-ci ne diminuent pas la sécrétion d’acide, mais en «tamponnant» l’acide présent dans l’estomac, ils la neutralisent et apportent un soulagement rapide, quoique de courte durée. D’autres antiacides, comme Zantac ou Pepcid, inhibent la sécrétion d’acide pendant quelques heures, ce qui peut être suffisant pour apaiser les malaises légers ou occasionnels. Les reflux importants et fréquents exigent toutefois un traitement plus costaud à l’aide d’antiacides puissants, tels que les inhibiteurs de la pompe à protons (Losec, Pantoloc, etc.), et doivent souvent être pris à vie. Dans de rares cas problématiques, le médecin recommandera la chirurgie afin de renforcer le sphincter.

Pour minimiser les reflux et les brûlures gastriques: limiter la consommation de matières grasses, d’aliments épicés et acides, de caféine (café, thé, chocolat et certaines boissons gazeuses), d’alcool et de menthe qui favorisent le relâchement du sphincter et le déclenchement du reflux; augmenter la consommation de protéines maigres (viandes et poissons maigres, lait et produits laitiers écrémés); éviter la gomme à mâcher et les boissons contenant des bulles; manger au moins deux heures avant le coucher; diminuer le stress; prendre plusieurs petits repas au lieu de trois copieux (trop d’aliments font pression sur l’estomac); manger et boire lentement; maintenir un poids santé (la pression du ventre sur l’estomac augmente les reflux); dormir la tête bien surélevée afin de réduire le reflux nocturne; cesser de fumer puisque le tabac augmente l’acidité dans l’estomac; porter des vêtements amples qui n’exercent pas une pression sur l’abdomen.

Constipation

En théorie, les personnes qui vont à la selle moins de trois fois par semaine souffrent de constipation. En pratique, chaque personne a son propre rythme. On peut aller à la selle deux fois par semaine et ne pas éprouver de symptômes désagréables. Cela dit, la constipation touche 20% de la population canadienne. Et la tendance augmente avec l’âge en raison d’une alimentation souvent déficiente en fibres alimentaires et en liquide, d’une diminution de l’activité physique et de la prise de certains médicaments. Certaines maladies, telles l’hypothyroïdie et la maladie de Parkinson, peuvent aussi ralentir le transit du côlon, tout comme le fait de ne pas aller à la selle dès que l’envie se fait sentir ou de restreindre sa défécation.

Symptômes. Élimination de selles dures, sèches, peu volumineuses et peu fréquentes. Elle s’accompagne de difficulté à aller à la selle, de flatulences, de douleurs abdominales et de ballonnements. Attention: en cas de constipation aiguë inhabituelle et récente ou de sang dans les selles, il faut consulter le médecin.

Traitement. On augmente la consommation de fibres alimentaires pour stimuler le travail des intestins. On le fera cependant progressivement pour permettre à l’estomac et à l’intestin de s’habituer, en douceur, au contact des fibres. On boit du jus de pruneaux, qui a fait ses preuves. On adopte le Bio-K+, une formule probiotique unique qui renferme des bactéries bénéfiques que l’on retrouve en grand nombre dans les intestins pour un système digestif équilibré (www.biokplus. com/fr).

L’exercice physique doit aussi figurer au programme puisqu’il stimule le mouvement intestinal. On prend également l’habitude d’aller aux toilettes à heures fixes, de préférence après les repas, puisque les intestins se mettent en mouvement lorsqu’on mange.

Si ces mesures naturelles n’arrivent pas à soulager la constipation, l’usage d’un laxatif peut s’avérer efficace. Par exemple, les laxatifs de la famille Senokot stimulent les mouvements du côlon et agissent en quelques heures. Le Senokot-S renferme même un émollient qui ramollit les selles, ce qui facilite l’évacuation. Attention toutefois: les laxatifs ne sont pas une solution à long terme aux problèmes de constipation. Pris de façon régulière, ils peuvent développer une dépendance de l’intestin. En temps normal, on ne doit pas utiliser de produits laxatifs pendant plus d’une semaine, à moins d’avis contraire du médecin.

Diverticulite

C’est l’inflammation des diverticules, petites «poches» qui se forment sur la paroi du côlon. Après 50 ans, 1 personne sur 2 a des diverticules. Après 60 ans, c’est encore plus fréquent, sans doute parce que la muqueuse intestinale est plus fragile. On croit aussi qu’une alimentation pauvre en fibres serait en partie responsable de l’apparition des diverticules. Chez la plupart des gens, les diverticules ne causent toutefois pas de problèmes. Mais il arrive parfois que des morceaux d’aliments et des matières fécales y restent coincés et font pression, ce qui peut entraîner une petite lésion sur la paroi du diverticule. Résultat: les diverticules enflent et s’enflamment. C’est la diverticulite.

Symptômes. Une douleur intense, soudaine et soutenue, généralement au bas de l’abdomen, du côté gauche, associée parfois à des nausées et de la fièvre.

Traitement. Dans la majorité des cas, la diverticulite se traite par antibiotiques. Mais quand l’inflammation se complique d’une perforation de l’intestin, d’un blocage ou d’un abcès, le médecin doit drainer l’abcès ou le traiter chirurgicalement. Pendant la crise, on recommande de consommer des aliments pauvres en fibres, pour reposer l’intestin, et de boire beaucoup de liquide. Quand l’épisode aigu est passé, on réintroduit progressivement les fibres alimentaires pour prévenir les récidives. Agissant comme des microbrosses, elles nettoient les pochettes pour empêcher que des particules s’y logent. On boit également beaucoup d’eau chaque jour pour aider au nettoyage des diverticules et favoriser l’évacuation rapide des éléments fibreux. Enfin, on fait de l’activité physique pour augmenter la motilité intestinale et, ainsi, prévenir la stagnation des aliments.

Ulcère gastroduodénal

L’ulcère est une plaie qui se forme sur la paroi interne du tube digestif. L’ulcère gastrique se développe dans l’estomac et l’ulcère duodénal dans la partie supérieure de l’intestin grêle, appelée le duodénum. Plus de 80% de ces ulcères sont causés par une bactérie nommée Helicobacter pylori qui perturbe le mécanisme de protection de l’estomac. La majorité des autres cas sont dus à la prise fréquente de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (Aspirine, Advil, Motrin, etc.) qui endommagent la muqueuse de l’estomac. La douleur ulcéreuse provient du contact entre l’acide sécrété par l’estomac et la plaie.

Symptômes. L’ulcère peut être asymptomatique, mais dans la plupart des cas, il provoque une douleur intense – souvent décrite comme une brûlure vive au creux de l’estomac –, parfois accompagnée de ballonnements, de nausées et de vomissements. Généralement, les symptômes apparaissent entre les repas, au milieu de la nuit ou au réveil, alors que l’estomac est vide et que l’acide touche l’ulcère. Dans le cas de l’ulcère duodénal, manger ou boire soulage un peu les malaises en neutralisant temporairement l’acidité. Un ulcère peut aussi saigner et entraîner des vomissements ensanglantés ou des selles noires. Il faut alors consulter un médecin sans tarder.  

Traitement. Il varie selon l’origine de l’ulcère. Si la H. pylori est en cause, on le soigne en combinant un antiacide (un inhibiteur de la pompe à protons) et deux antibiotiques. Les inhibiteurs de la pompe à protons (Losec, Pantoloc, etc.) bloquent la production d’acide chlorhydrique dans l’estomac. Comme il n’y a plus de sécrétion d’acide, l’ulcère guérit plus vite. Cela dit, il faut prendre les antibiotiques au complet même si l’on se sent mieux, sinon les bactéries se multiplieront de nouveau. Si les anti-inflammatoires sont responsables, on doit cesser si possible leur emploi et prendre un antiacide prescrit par le médecin durant quelques semaines pour neutraliser l’acide présent dans l’estomac. Enfin, bien que le stress, le tabac, l’alcool, la caféine et certains mets épicés ou acides ne causent pas d’ulcères, ils incitent l’estomac à produire davantage d’acide. Conséquence: ils irritent la muqueuse, aggravent la douleur et nuisent à la guérison. À éviter, donc, en cas d’ulcère.

Dyspepsie

La dyspepsie n’est pas une maladie, mais un syndrome. Ce terme englobe donc l’ensemble des malaises digestifs ressentis au niveau de l’estomac, après les repas. Ce phénomène est notamment fréquent chez les aînés en raison de leurs problèmes de santé et de leur consommation de médicaments qui influent sur la digestion. La dyspepsie peut résulter de causes organiques (ulcère, reflux gastro-œsophagien, gastrite infectieuse ou médicamenteuse, etc.) ou métaboliques (diabète, problème thyroïdien, etc.). Elle peut aussi être provoquée par la prise de certains médicaments, comme les anti-inflammatoires et ceux pour l’ostéoporose. Mais elle peut aussi ne pas avoir de cause précise. Souvent, les gens qui en souffrent vont simplement afficher une sensibilité supérieure à la normale. Le stress peut également jouer un rôle. Précaution: les personnes de plus de 50 ans qui commencent à ressentir des symptômes de dyspepsie devraient consulter leur médecin pour une investigation afin de s’assurer qu’il n’y a pas de maladie sousjacente.

Symptômes. Douleur ou inconfort à l’estomac (brûlures, crampes, lourdeur, etc.), ballonnements après les repas, digestion lente, nausées, vomissements, rots, impression de satiété précoce (on sent l’estomac plein après seulement quelques bouchées).

Traitement. Il n’existe pas de traitement médicamenteux pour soigner la dyspepsie. Toutefois, la prise d’un produit conçu pour soulager les malaises et les inconforts associés à une mauvaise digestion peut s’avérer efficace. ViaZen Digestion, notamment, peut être pris sur une base régulière pour soulager un problème de digestion chronique, ou encore de manière sporadique pour prévenir la mauvaise digestion à l’occasion d’un repas copieux ou pris tard en soirée, d’une grande consommation d’alcool ou d’un stress important (http://viazenpharma. com). Par ailleurs, on peut réduire les symptômes en adoptant les mesures suivantes: éviter les aliments connus qui aggravent les symptômes; modérer la consommation d’aliments gras qui ralentissent la digestion; prendre plusieurs petits repas au lieu de trois repas copieux; manger lentement en prenant le temps de bien mastiquer, bouche fermée; éviter les boissons gazéifiées; ne pas parler en mangeant ni boire avec une paille; éviter de mâcher de la gomme; cesser de fumer, marcher ou faire de l’exercice tous les jours; attendre quelques heures après un repas avant d’aller au lit.

 Merci au Dr Mickael Bouin, gastroentérologue à l’hôpital Saint-Luc et professeur à la faculté de médecine de l’Université de Montréal, à la nutritionniste Isabelle Huot (Les conseils santé d’Isabelle, Éditions Publistar) et à l’Association des maladies gastro-intestinales fonctionnelles pour leur précieuse collaboration.

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