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Adieu bouffées de chaleur!

Adieu bouffées de chaleur!

Par Jacqueline Simoneau

Crédit photo: iStockphoto.com

Bouffées de chaleur et déficit en œstrogènes

Le déficit en œstrogènes est le grand responsable des symptômes de la ménopause, bouffées de chaleur comprises. Ces dernières accablent 85% des femmes. Elles s’accompagnent d’une sensation de chaleur plus ou moins intense, de rougeur et de transpiration parfois abondante, particulièrement au niveau du visage, du cou et du haut du dos.

Les bouffées de chaleur surgissent sans avertissement. Elles durent de quelques secondes à plusieurs minutes et peuvent survenir de nombreuses fois au cours d’une journée. Souvent, elles disparaissent quelques années après la ménopause, mais, parfois aussi, elles persistent… toute la vie durant. Il n’est pas rare de rencontrer des femmes de 70 ou 80 ans encore accablées de bouffées de chaleur. Or, il existe des solutions. À chacune de découvrir la sienne. Tour d’horizon. 

Bouffées de chaleur et hormonothérapie de remplacement

L’hormonothérapie de remplacement (HTR) est actuellement l’option la plus efficace pour les femmes aux prises avec des symptômes modérés à sévères. Pourtant, plusieurs femmes hésitent à y recourir, surtout depuis que l’étude américaine Women’s Health Initiative a conclu, en 2002, qu’elle pouvait augmenter les risques de cancer du sein et causer des accidents cardiovasculaires. Il convient toutefois de remettre les choses en perspective.

D’abord, plus de 60% des participantes avaient au-delà de 60 ans au début de l’étude et présentaient des problèmes de santé. De plus, la dose d’hormones prescrite était relativement élevée. «Aujourd’hui, le dosage d’hormones proposé est deux fois plus faible, ce qui réduit passablement les risques pour la santé, indique la Dre Sylvie Dodin, gynécologue et professeure au département d’obstétrique et de gynécologie de l’Université Laval.

Autre comparaison: le dosage des hormones contenues dans les anovulants est cinq à six fois plus élevé que celui des hormones de remplacement. Il faut aussi se rappeler que même celles qui ne prennent pas d’hormones de remplacement ont, en vieillissant, un risque élevé d’avoir un cancer du sein.

Même phénomène pour les problèmes cardiovasculaires qui augmentent avec l’âge. «C’est donc davantage l’évaluation des symptômes et leur impact sur la qualité de vie, ainsi que des risques et des bénéfices, qui déterminera si l’hormonothérapie est indiquée ou non. Actuellement, on limite le traitement hormonal aux femmes présentant des symptômes importants. De plus, on débute par la plus faible dose d’hormones, quitte à ajuster le dosage au besoin. On sait que les risques associés aux hormones existent surtout pour une hormonothérapie de plus de cinq ans. Mais l’hormonothérapie à faible dose permet de proposer le traitement à long terme à celles qui en ont vraiment besoin, avec un suivi périodique», poursuit la Dre Sylvie Dodin.

L’hormonothérapie ne convient cependant pas à toutes. On la déconseille aux femmes souffrant de cancer du sein, de maladies graves du foie, de caillots de sang (phlébite) ou de saignements vaginaux inexpliqués, de même qu’aux fumeuses et à celles qui risquent d’avoir des maladies cardiovasculaires, comme les obèses et les diabétiques. Cela dit, si vos malaises sont de légers à modérés, si vous êtes dans une catégorie à risque ou si vous ne souhaitez pas recourir aux hormones, d’autres choix s’offrent à vous.

Bouffées de chaleur et alimentation

Bouffées de chaleur et alimentation

C’est prouvé: l’alimentation peut influencer le nombre de bouffées de chaleur et leur intensité. Ainsi, la consommation d’alcool – particulièrement le vin –, de caféine, de boissons et d’aliments chauds ou épicés, de même que de repas copieux, les intensifient en faisant notamment grimper la température corporelle.

En revanche, d’autres aliments vont compenser, en partie, la baisse d’œstrogènes. C’est le cas des aliments riches en phytoestrogènes (soya et ses dérivés, tofu, graines de lin). Ces substances végétales possèdent en effet une structure similaire à celle de l’œstrogène naturel.

Bien que leur concentration en œstrogènes et leur efficacité ne soient pas comparables à celles d’un comprimé à faible dosage d’hormones de remplacement, ils s’avèrent tout de même bénéfiques, surtout pour les manifestations légères.

Selon Louise Lambert-Lagacé, diététiste et auteure de Ménopause, nutrition et santé (Les Éditions de l’Homme), il faut en prendre une certaine quantité quotidiennement pour obtenir des résultats: au moins 1 c. à soupe (15 ml) de graines de lin moulues et environ 100 mg de produits à base de soya et de tofu.

Bouffées de chaleur, homéopathie et acupuncture

Bouffées de chaleur et homéopathie

«En homéopathie, il existe plus d’une cinquantaine de remèdes anti-bouffées de chaleur et chacun d’eux correspond à un tableau symptomatique particulier, révèle Mercédès Paré, homéopathe et directrice du Syndicat professionnel des homéopathes du Québec. Il faut donc déterminer le type de bouffées et vérifier si elles provoquent ou non des sueurs.

Si les bouffées de chaleur ne s’accompagnent pas de sueurs, on pourra conseiller la Belladonna, le Lachesis ou encore le Sepia. Mais si elles s’accompagnent de sueurs, on pourra recommander l’Aconit napellus, la Sanguinaria Canadensis ou le Mellilotus.
 
Il existe également des complexes homéopathiques, c’est-à-dire des préparations conçues spécifiquement pour traiter les symptômes de la ménopause. Mais parce que le traitement homéopathique repose sur du sur mesure, il est difficile à concevoir soi-même, d’où l’intérêt de consulter.»


Bouffées de chaleur et acupuncture

L’acupuncture est utilisée en Chine, depuis des millénaires, pour traiter les bouffées de chaleur chez la femme ménopausée. Elle consiste en l’insertion dans la peau, à des points d’acupuncture précis, d’aiguilles métalliques très fines. Les aiguilles restent en place de 20 à 30 minutes environ au cours de chaque séance.

«En médecine traditionnelle chinoise, les déséquilibres hormonaux sont attribués à une déficience du foie et des reins, rappelle l’acupunctrice Nathalie Gagnon. Les traitements d’acupuncture consistent donc à rééquilibrer et renforcer l’énergie de ces organes afin de diminuer les bouffées de chaleur. On recommande une à deux séances d’acupuncture par semaine, pendant environ trois semaines, puis, une séance d’entretien par mois, ou au besoin, pour maintenir les acquis.» Comme pour les autres médecines alternatives, les résultats dépendent de la sévérité des symptômes et de la réceptivité de chacune au traitement.

Mise à jour : mars 2011

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Le billet d'Aline Pinxteren, rédactrice en chef

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