7 gestes efficaces pour prévenir la maladie d’Alzheimer

7 gestes efficaces pour prévenir la maladie d’Alzheimer

Par Jacqueline Simoneau

Crédit photo: iStockphoto.com

Surveiller sa santé. 

De nombreuses études ont démontré que les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires (hypertension, hypercholestérolémie, obésité, diabète, etc.) prédisposent au développement de l’alzheimer. Dans la plupart des cas, un bon contrôle de ces facteurs pourrait réduire significativement les risques associés à la maladie. L’étude SystEur, dirigée par le Dr Françoise Forette, établit notamment qu’un contrôle plus serré de l’hypertension artérielle pendant cinq années diminue de moitié le risque de démence, causée surtout par l’alzheimer. 

Exercer sa mémoire. 

Tous les spécialistes s’entendent pour dire que la meilleure façon de conserver sa mémoire, c’est… de s’en servir le plus souvent possible. Les symptômes mettent ainsi plus de temps à apparaître. Il a aussi été démontré qu’un entraînement intellectuel aide la mémoire des personnes ayant de légers déficits cognitifs et peut aider à contrer la progression de la maladie chez les gens atteints. Bref, stimulez quotidiennement vos neurones avec des activités plaisantes. Jouez aux échecs, au bridge, au sudoku, au scrabble ou à des jeux de mémoire. Faites des casse-tête et des mots croisés. Lisez, écrivez votre journal ou l’histoire de votre famille, suivez des cours (danse, langue, musique, etc.), trouvez de nouveaux intérêts. À la retraite, donnez-vous de nouveaux défis mentaux pour remplacer ceux que vous aviez au travail. Au lieu de vous emparer de votre cellulaire pour trouver un numéro de téléphone, essayez de vous le rappeler. Prenez un chemin différent pour vous rendre au travail ou faire des courses afin d’exercer votre orientation dans l’espace et votre mémoire visuelle. 

Bouger. 

Des études ont prouvé que faire de l’exercice physique modéré (marche rapide, vélo, natation, danse, etc.) au moins trois fois par semaine pendant 30 minutes ralentit la progression de la maladie de façon perceptible, et même la retarde chez des individus à risque mais non atteints. L’exercice permet également de réduire plusieurs des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires. De plus, en augmentant le rythme cardiaque, il assure une bonne irrigation sanguine et, par ricochet, une meilleure oxygénation du cerveau. Un, deux, trois… go! 

Nourriture, vie sociale, sécurité et sommeil

Bien se nourrir. 

Combinée à des exercices physiques et intellectuels, une saine alimentation diminuerait les effets de l’âge sur le fonctionnement intellectuel, ce qui pourrait retarder le début de la maladie d’Alzheimer et diminuer les symptômes déjà existants. Les chercheurs préconisent une diète méditerranéenne, riche en poissons, en huile d’olive, en fruits et légumes et pauvre en gras et en viande rouge. 

Avoir une vie sociale. 

L’isolement nuit au bon fonctionnement du cerveau et accélère la progression de la maladie, tandis que l’interaction sociale a un effet préventif. Bref, être bien entouré et jouir de la vie gardera votre cerveau alerte. Maintenez un bon réseau social, favorisez les échanges avec vos amis, partagez vos connaissances, etc. 

Se protéger la tête. 

Les traumatismes crâniens ont un impact sur le développement de l’alzheimer. Ils augmentent en effet le risque d’être atteint. Prévenez-les en portant un casque pour faire du vélo et du ski, ainsi que la ceinture de sécurité en voiture. 

Bien dormir. 

Le sommeil permet au cerveau d’éliminer les toxines produites par l’activité des neurones pendant la période d’éveil. Essentiel puisque leur accumulation jouerait un rôle dans le déclenchement de la maladie d’Alzheimer.

Merci au Dr Serge Gauthier, directeur de l’Unité de recherche sur la maladie d’Alzheimer au Centre McGill d’études sur le vieillissement et coauteur du livre La maladie d’Alzheimer, le guide, et à April Hayward, coordonnatrice et conseillère spécialisée à la Société Alzheimer de Montréal, pour leur précieuse collaboration.

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