3 faits sur le cancer du sein

3 faits sur le cancer du sein

Par Jessica Dostie

Crédit photo: iStock

Même si les campagnes de sensibilisation au cancer du sein se concentrent surtout au mois d’octobre, la prévention se poursuit tout le reste de l’année, souligne la chirurgienne oncologue Erica Patocskai. Voici ce que les plus récentes avancées scientifiques nous disent sur la maladie.

Taux de survie: près de 90 %

Au Canada, la survie nette après cinq ans pour un cancer du sein s’élève à 89 % chez la femme. «Cela signifie qu’environ [9 femmes sur 10] ayant reçu un diagnostic de cancer du sein vivront au moins cinq ans à la suite du diagnostic», lit-on sur le site de la Société canadienne du cancer. «Peu de cancers ont un taux de survie aussi élevé que le cancer du sein, commente la Dre Erica Patocskai, chef du service de chirurgie oncologique au CHUM et professeure agrégée de clinique à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. C’est fantastique et il faut que les gens le sachent! Ce n’est pas parce que notre voisine a eu un cancer du sein agressif qui s’est répandu de l’autre côté que ça va nous arriver.»

Dépistage: une mammographie tous les deux ans

En vertu du Programme québécois de dépistage du cancer du sein, on recommande aux femmes de 50 à 69 ans de passer une mammographie tous les deux ans. Un examen à ne pas négliger, rappelait tout récemment la radiologiste Magalie Dubé dans une lettre ouverte publiée dans La Presse. «Bien sûr, la mammographie présente ses limites, mais somme toute, elle permet de réduire le nombre de décès et, souvent, de déceler rapidement la maladie afin d’éviter un traitement par chimiothérapie», écrivait la présidente de l’Association des radiologistes du Québec.

Traitements: place à la personnalisation

Selon la Dre Patocskai, l’avenir est aux thérapies ciblées. «Pour le cancer du sein, les traitements deviennent de plus en plus personnalisés, dit-elle. On évite aujourd’hui de donner de la chimiothérapie à tout le monde, et c’est une bonne chose parce que la chimio cause beaucoup d’effets secondaires.» La chirurgienne oncologue voit d’un bon œil la hausse de popularité de traitements ciblés, comme l’immunothérapie et l’hormonothérapie. «Je pense que, dans les prochaines années, ces thérapies prendront la place de la chimio pour traiter les cancers du sein.»

Pour plus d’info: Société canadienne du cancer,  Fondation du cancer du sein du Québec et Programme québécois de dépistage du cancer du sein.

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