J’écoute ma faim!

J’écoute ma faim!

Par Sandrine Champigny

Crédit photo: Lee Myungseong via Unsplash

Pas toujours évident de reconnaître les signaux de satiété. Pour mieux s’écouter, on suit les conseils du nutritionniste Guillaume Couture.

«Il faut comprendre l’échelle de la satiété, savoir c’est quoi avoir faim et c’est quoi ne pas avoir faim», explique l’expert. 

Pour y arriver, il est impératif de se défaire d’habitudes qu’on traîne depuis longtemps. Par exemple, celle de vider notre assiette à tout prix. «On se donne le défi de ne pas finir son assiette pendant deux semaines, d’au moins laisser une petite bouchée, propose Guillaume Couture. On s’est tellement fait dire qu’on devrait tout manger, que certaines personnes vont faire de l’anxiété à l’idée d’en laisser, alors que c’est plutôt une opportunité de s’écouter.» 

À ceux qui crient au gaspillage, le nutritionniste rappelle que la surconsommation causerait 100 fois plus de gaspillage que le faire de jeter ou de mettre au compost nos restes. Et on oublie la gêne de rapporter! Si notre assiette n’est pas finie au restaurant, on demande de ramener ce qui reste. «Au pire on va le garder en collation, on a pas besoin d’avoir un repas complet pour le ramener et c’est possible de manger de la “vraie” nourriture comme en-cas», explique le professionnel.

S'il faut garder une chose en tête, c'est d'oublier la privation, malsaine et inutile à long terme. On mise sur une alimentation diversifiée et on laisse de côté le sentiment d’urgence qu’on a souvent en mangeant. «La majorité des gens vont dire “je vais moins manger sur l’heure du midi, parce que je vais au resto ce soir”. On se prépare à trop manger au lieu de se préparer à écouter», avertit le spécialiste. La solution? Manger avant et surtout, se permettre de commander quelque chose qui nous fera vraiment plaisir. «On pourrait ne pas finir le repas pour se garder de la place pour le dessert. Il faut être à l’aise de manger juste le tiers de l’assiette, si on veut vraiment le dessert, faut être capable de s'arrêter pour manger quelque chose qu’on aime.» 

Manger sans culpabilité, développer le plaisir de déguster et arrêter de se perdre dans une course pour manger tout ce qui nous est servi. «Au Québec, se sentir obligé de finir son assiette, c’est fini.»

Pour se donner des trucs afin d'écouter sa faim, rendez-vous sur jecoutemafaim.com.

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Le billet d'Aline Pinxteren, Éditrice et rédactrice en chef

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