Hommage à un être cher

Hommage à un être cher

Par Nos internautes

Crédit photo: iStockphoto.com

Courageuse, belle et majestueuse

Il y a neuf ans que ma mère est morte et je rêve encore à elle.

Courageuse… Ma mère avait 43 ans quand mon père est décédé subitement. Elle vouait à son homme un amour immense et une admiration sans borne. À une époque où il était exceptionnel pour une femme de se tailler une place sur le marché du travail, elle s’est retrouvée seule avec sept enfants à nourrir. Malgré sa peine, malgré son deuil, elle a fait en sorte que nous ne manquions jamais de rien. Je respecte encore son courage et sa témérité...

Belle… Je suis assise sur un parapet qui longe la rue où j’habite. Je vois venir au loin une femme habillée de la couleur du deuil. Elle marche tranquillement, le regard perdu dans ses pensées. Son travail terminé, elle rentre chez elle pour entamer la deuxième partie de sa journée. Je la regarde à son insu et je la trouve belle. Arrivée à quelques pas de moi, elle remarque ma présence et me tend la main. Je blottis ma petite menotte dans la chaleur de la main de ma mère. J’admire encore sa beauté et sa dignité...

Majestueuse… Assise près de ma mère sur un banc d'église, je caresse la manche de son manteau de fourrure qui change de couleur au gré du va-et-vient de ma main. Coiffée d'un chapeau extravagant et la tête haute, ma mère avait fière allure. Dans les dernières années de sa vie, une douce folie l’habitait. Elle aimait se déguiser toujours avec l’intention d’animer et de faire rire ses enfants et ses petits-enfants. Je m'inspire encore de son audace et de sa vivacité… Toujours en moi précieuse Ma mère… Courageuse, belle et majestueuse.

Marie Paule Lauzière, St-Bruno de Montarville

Hélène Teasdale et Michelle Fradette

Mon père

Déjà bientôt 38 ans que mon père est décédé. De tous les départs que j'ai vécus dans ma vie, celui-là a été le plus difficile. Il m'a manqué et me manquera toujours. J'avais 10 ans et mon père était tout pour moi. Aujourd'hui ma vie est merveilleuse, j'ai encore ma mère (90 ans) un conjoint formidable, trois beaux enfants....mais un petit vide. À tout ceux et celles qui avez un papa, prenez en soin et profitez de chaque moment. La vie va tellement vite. Continue, mon père, à prendre soin de nous.
Hélène Teasdale, Mascouche

Notre Nicole à tous

Nicole nous a quittés le 17 octobre 2007 sans crier gare !!! Nicole Giroux Boulet était une femme au sourire contagieux et d'une générosité exemplaire toujours prête à aider qui en aurait besoin. Cette femme admirable, femme d'affaires depuis 25 ans au resto-bar chez Mikes dans la région de St-Jérome était connue de tous et on ne pourra jamais l'oublier. Sa fille unique Marie-Soleil prendra la relève et je suis sûre qu'elle saura rendre sa mère très fière d'elle. Il y aura toujours un banc de vide au bar...tu nous manques déjà.

Merci à l'avance de considérer ce petit mot pour la si grande femme qu'était Nicole.

Un hommage anonyme et très touchant...

Mon papa

La personne à qui je veux rendre hommage – et merci à vous de me permettre de le faire ici –, c'est mon père! Cet homme à été le plus bel exemple de vie qu'une enfant puisse avoir. En 1946, j'ai 4 ans, il obtient ma garde légale devant les tribunaux au désavantage de ma mère malheureusement indigne. Cet homme, mon père, a toujours su garder le sourire et un sens des responsabilités peu commun. Pour être fidèle à ses convictions religieuses, il n'a jamais demandé le divorce, n'a eu aucune liaison avec une autre femme. Issu d'une famille nombreuse, il m'a légué, entre autres choses, un sens profond des valeurs familiales. J'ai reçu de lui une discipline de fer dans un gant de velours. Merci Papa! C'était un homme qui adorait jouer aux cartes et qui savait aussi me prendre dans ses bras en disant « je t'aime ma fille », et ce de mon plus jeune âge jusqu'à mes 34 ans. J'avais cet âge quand il est décédé. L'honnêteté et la générosité ont guidé sa vie. Le respect pour ses semblables était un exemple pour tous. Pas du tout aigri par son échec matrimonial, il était le bout en train de nos réunions familiales. Rappelons-nous que dans les années 50, c'était très marginal que d'être monoparental pour un homme. Tout en continuant de travailler pour la ville de Montréal, au milieu de sa vie, il s'est acheté une fermette en prévision de sa retraite. Quel bel exemple de courage et de détermination il a été pour moi et son entourage. Voilà pourquoi mon papa a été unique et le restera jusqu'à mon dernier souffle. Si vous le souhaitez, vous pouvez publier mon histoire, sans toutefois y inscrire mon nom. 27 ans depuis sa mort tragique (accident de voiture) ça me retourne toujours de parler de lui, mais en même temps, ca me fait du bien de me rendre compte qu'il a été le premier et le SEUL homme de ma vie à m'avoir rendue totalement heureuse.

Anonyme, Montréal

Thérèse Lamadeleine

On ne sait jamis quand le malheur nous frappe

À l'âge de 19 ans j'ai rencontré un homme avec qui j'ai eu 4 beaux garçons. Nous avons vecu de beaux moments pendant 13 ans... jusqu'à ce que la maladie frappe mon mari lui donnant que 6 mois à vivre. He oui... un cancer très rapide : le pancréas. Il n'a survécu que 4 mois et il n'avait que 35 ans. Il s'est battu à essayer de combattre cette maladie, il a été tres courageux. Il ne voulait pas me laisser seule avec les enfants sachant très bien que la vie serait difficile sans lui. Je suis restée près de lui jusqu'à la toute dernière minute en gardant espoir... Mais voilà, je me retrouve veuve a 30 ans. Cet homme, mon mari, m'a laissée le plus bel héritage : les enfants. Ils sont toute ma vie. Chaque fois que je regarde mes enfants, je remercie dieu et mon mari pour ses merveilleux enfants.

Thérèse Lamadeleine, Sherbrooke

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Le billet d'Aline Pinxteren, Éditrice et rédactrice en chef

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